Régions Nouvelle-Aquitaine

Les TP s’emparent de la maquette numérique

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales - Finances publiques - Logement social - Logiciels - Outils d'aide - Marché de l'immobilier - Monde du Travail - Travaux publics

9 900 Nombre de logements sociaux en moins par an en Occitanie, avec la loi de finances 2018. Source : USHMP.

– 16,7 % Baisse du nombre de demandeurs d’emploi dans le BTP dans la Vienne entre fin 2016 et fin 2017.Source : CERC.

57 000 ha La totalité de la surface de la métropole bordelaise fera l’objet d’une thermographie aérienne.

Encore peu utilisé dans les travaux publics, le BIM Infrastructure fait son apparition en Nouvelle-Aquitaine. Récemment, c’est Vinci Autoroutes qui a eu recours à cette technologie pour les travaux d’élargissement d’un tronçon de 27 km de l’A63 dans les Landes, entre Saint-Geours-de-Maremne et Ondres. « La maquette numérique du projet et la cartographie 3D nous ont permis de faire une très bonne concertation, suivie d’une gestion foncière avisée : il n’y a eu aucune expropriation, uniquement des achats à l’amiable. Le BIM a particulièrement facilité la conception, grâce aux études de démolition, et les reconstructions d’ouvrages d’art », explique Sylvain Guilloteau, responsable de la cellule BIM management chez Vinci Autoroutes, créée en octobre dernier et contributrice au projet national MINnD (Modélisation des informations interopérables pour les infra structures durables), chargé de rédiger le process BIM.

PME et ETI suivent. L’expérimentation se prêtait à l’A63 en raison de la quantité d’informations regroupées sur cette zone : espèces protégées, réseaux, protections acoustiques, péages, ouvrages… Une démarche suivie par les entreprises NGE et Valérian, qui comptent dans leurs rangs des coordonnateurs BIM. Vinci Autoroutes élabore actuellement un cahier des charges, en vue de le déployer. Mais les PME et ETI pourront-elles y répondre ?

C’est justement ce sur quoi travaille la FRTP Nouvelle-Aquitaine. « Les petites et moyennes structures sont très demandeuses : nous démarrons une formation en janvier, à leur demande, qui a vite été complète », s’enthousiasme Christian Surget, président de la fédération régionale. Et si le CIM – pour city information modeling , le BIM de la ville – n’est pour l’heure utilisé que pour des ouvrages spécifiques, il perçoit l’intérêt pour les opérations de voirie. « Les réseaux sont mis en 3D et positionnés en altimétrie et planimétrie, les conduites abandonnées sont détectées… Cela évitera de percer une conduite de gaz dont on ignorait la présence ! Il serait même utile que ce procédé soit décliné sur l’existant », estime le président de la FRTP.

Pour encourager cette dynamique et gagner en efficacité, l’EPA Euratlantique et la FRTP mettront en place dès janvier un groupe de travail sur l’utilisation du CIM pour l’opération Belvédère. D’une surface de 9,3 ha dont 3,9 ha à bâtir, cette dernière constitue la première phase de la ZAC Garonne-Eiffel sur les communes de Bordeaux et Floirac, au débouché du pont Saint-Jean sur la rive droite de la Garonne. « C’est un facilitateur pour tout, se réjouit Christian Surget. Le projet est plus lisible pour tous les acteurs, du conducteur de travaux à l’ouvrier, et il a une utilité pour la phase opérationnelle. » Le président souligne aussi que l’outil fédère les corps de métiers, car « on sait qui fait quoi, où et comment. L’attention portée aux ouvrages des autres est plus grande. » L’investissement de départ n’est pas évalué, selon la FRTP, mais au bout du compte, « ce sera un gain pour tous. »

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