Architecture Boîte à outils

Les sept principes à s’approprier

En 2017, l’agence Canal Architecture a édité un ouvrage de 96 pages intitulé « Construire réversible ». En parallèle de dizaines d’entretiens avec des acteurs de la construction, Patrick Rubin

(lire ci-contre) , Annie Le Bot et Antoine Hersant ont dessiné une « figure théorique » de l’immeuble réversible fondée sur sept principes qu’ils livrent ci-dessous. « Un outil appropriable », selon eux.

Epaisseur du bâtiment : 13 m. Les standards actuels, fixant à 18 m l’épaisseur des bureaux regroupés autour d’une bande centrale, et à 15 m la largeur des immeubles de logements mono-orientés, peuvent être reconsidérés. L’évolution des modes de travail et d’habitation rend nécessaire l’adaptation des espaces. Une épaisseur du bâti équivalente à 13 m permet de répondre aux besoins de plateaux plus flexibles, d’agencements plus mobiles, d’éviter le couloir séparatif dans le cas des logements, ou le traditionnel noyau technique central dans le cas des bureaux afin de bénéficier d’un éclairage naturel traversant.

Hauteur d’étage : 2,70 m. Depuis les années 1960, les hauteurs d’étages diffèrent en fonction des programmes : 3,30 m pour le bureau, 2,50 m pour le logement. Peut-on décider d’une hauteur similaire pour vivre et travailler ? Une hauteur libre fixée à 2,70 m est un juste équilibre. Pour l’habitation, ce sont 20 cm en plus qui entraînent un gain de lumière naturelle, plus de confort, de meilleures proportions perceptibles par les habitants. Dans les bureaux, on évite les faux planchers et plafonds suspendus qui réduisent considérablement la hauteur. A partir du quatrième niveau de la construction, l’addition d’un étage supplémentaire est ainsi...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5966 du 09/03/2018
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