Entretien LYON (Rhône)

Les roseraies du parc de la Tête-d’Or s’émancipent de la chimie

Mots clés : Démarche environnementale

De renommée mondiale, les trois roseraies du parc de la Tête-d’Or, dans le centre de Lyon, font l’objet d’une gestion écologique depuis près de deux décennies.

La démarche a nécessité de profonds changements de pratiques.

Voilà presque vingt ans que Dominique Peyrard, responsable technique du parc de la Tête-d’Or, applique une démarche de gestion raisonnée sur les deux roseraies dont il a la charge : la roseraie internationale ou « grande roseraie », située au nord du parc, et la roseraie de concours, implantée au sud – une troisième roseraie, historique, est rattachée au jardin botanique. « Le déclic s’est produit à la suite d’échanges avec le comité d’hygiène et sécurité à propos de la protection des jardiniers, lors des traitements réalisés sur les roseraies. À cette époque, entre les applications d’herbicides, de fongicides, d’insecticides et la fertilisation, il ne se passait pas une semaine sans traitements chimiques », souligne le technicien. Outre cette réflexion d’ordre sanitaire, Dominique Peyrard s’interroge également sur une incohérence concernant les nouvelles variétés en test durant deux années dans la roseraie de concours. Leurs qualités sont notées selon différents critères artistiques – floribondité, feuillage, parfum, couleur -, mais aussi sur la résistance aux maladies et aux ravageurs. Comment juger objectivement ce...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 406 du 09/02/2018
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