Régions Grand Ouest

Les réseaux énergétiques intelligents tissent leur toile

De l’île d’Ouessant (production et stockage d’énergie) à Pontivy (intégration de biométhane dans les réseaux de gaz) en passant le Morbihan (production d’hydrogène), la Vendée (plate-forme d’agrégation des données locales de production et de consommation) ou le campus de Ker Lann de Rennes (auto consommation collective), les projets homologués « Smile » portent sur toutes les dimensions des réseaux énergétiques intelligents ( smart grids ).

Acronyme de Smart Ideas to Link Energies, Smile est un projet collaboratif conduit par les régions Bretagne et Pays de la Loire afin de soutenir le déploiement d’une série de grands projets industriels régionaux en lien avec les smart grids. Officiellement sur les rails depuis son lancement le 22 avril 2016 à Lorient, l’association Smile compte déjà près de 200 adhérents publics et privés. Lors de son assemblée générale, qui s’est tenue le 1er février à Polytech Nantes, les adhérents ont pu découvrir les 17 projets homologués depuis sa création. « Cette année 2018 devrait-nous permettre de voir les premières mises en œuvre », a assuré Laurent Gérault, conseiller régional des Pays de la Loire et coprésident de l’association avec André Crocq, son homologue breton.

Tendre vers un smart building. La réhabilitation du site de La Marseillaise à Nantes devrait être un des premiers projets opérationnels. Conduit par le promoteur Galéo (avec Aura Architectes, Gestionbat et Pouget), ce programme de réhabilitation et de surélévation va permettre de créer 39 logements de type F1, vendus en bloc au bailleur social LNH et gérés par Adelis. « Nous visons un niveau de performance BBC-Effinergie Rénovation avec un objectif inférieur à 80 kWhep/m².an et un diagnostic de performance énergétique de niveau B », déclare Olivier Germain, directeur promotion logement chez Galéo. Si le travail de réhabilitation lourde s’annonce délicat – le bâtiment étant inscrit au patrimoine nantais -, cette opération se distingue par la volonté de tendre vers un smart building. « Le bâtiment sera alimenté par une production photovoltaïque en toiture dont une grande partie sera auto consommée par le bâtiment. Cette production servira aussi aux communs de cinq autres bâtiments alimentés depuis le même poste de distribution public », précise Guillaume Lelong, chef de projet chez EDF. Dans ce programme, qui a bénéficié d’une aide régionale de 55 000 euros, la réalité des smart grids passera aussi par le pilotage de certains usages (automates pour la gestion de l’eau chaude sanitaire… ) et l’accompagnement des comportements des occupants.

Centré sur ces outils de pilotage intelligents, le projet BeFlexi ambitionne de son côté de faire baisser la facture énergétique des lieux de travail à hauteur de 30 %. Pour cela, l’objectif est d’équiper 1 000 bâtiments de capteurs et actionneurs à l’horizon 2023. Dès le mois d’avril, les porteurs du projet (Wi6Labs et NKE) lanceront une phase test dans deux lycées d’Ille-et- Vilaine, à Cesson-Sévigné et Bruz. A suivre…

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