Urbanisme

LES PROBLÉMATIQUES À TRAITER DANS LE CADRE DE LA SECONDE PHASE

Comme on le voit, un travail d’ampleur sur les centres-villes et centres-bourgs exige une vision transversale mobilisant de nombreux sujets. C’est d’autant plus nécessaire que la situation est grave et que le temps n’est plus aux demi-mesures. Dans un premier temps, l’attention s’est souvent portée avant tout sur les seules spécificités commerciales. Aujourd’hui, un consensus se dégage sur la nécessité d’aborder l’avenir des centres-villes et centres-bourgs de manière globale.

1. La question de l’urbanisme général

– Elle recouvre notamment : Le sujet de la rénovation du bâti en centre-ville et de la résorption de l’habitat indigne mais, plus largement, de l’habitat non adapté aux conditions de vie recherchée aujourd’hui par les résidents et, en particulier, les familles. Il s’agit de permettre aux centres-villes d’attirer, d’une part, une population permanente accrue, renouvelée et disposant de revenus moyens assurant aux commerces un volume d’affaires suffisant et, d’autre part, des consommateurs extérieurs grâce à un parcours global intégrant commerces de détails, équipements culturels, offre de soins, services publics…

Dans ce cadre, seraient notamment analysés l’impact du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), mais aussi les instruments collectifs type opérations programmées d’amélioration de l’habitat (OPAH), ou plus coercitives, comme les opérations de requalification des copropriétés dégradées (ORCOD) ou encore les opérations de restauration immobilière (ORI).

Il s’agit aussi de faciliter l’implantation en centre-ville de grandes et moyennes surfaces jouant le rôle de locomotives pour les commerces plus petits, ce qui peut supposer des évolutions-simplifications du droit de l’urbanisme ou la remise en cause de normes peu adaptées.

– Laccessibilité non seulement des personnes handicapées mais aussi, plus largement, des consommateurs, ce qui inclut la question de la circulation routière, des transports et des connexions entre quartiers et centres, mais aussi le stationnement.

L’accessibilité doit aussi être numérique, ce qui suppose de travailler sur les capacités de collaboration-coopération des commerçants indépendants via le numérique et notamment grâce à Internet.

– La situation des centres-villes et centres-bourgs à fort patrimoine protégé méritera une évaluation autour de la question de l’équilibre entre la protection et la revitalisation.

2. Le volet commercial de la revitalisation des centres-villes et centres-bourgs

Il porte notamment sur :

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Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5957 du 05/01/2018
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