Régions

Les prix en Rhône-Alpes-Auvergne

Mots clés : Démarche qualité - Electricité - Information - communication - événementiel

Composition du jury Jean-Louis Courbon, expert – Jean Sillon, directeur régional BTP Banque – Robert Oyahon, expert-comptable (cabinet Oyahon et associés) – Bernard Dunis, directeur régional Rhône-Alpes Coface – Pierre Delohen, chef de service Rhône-Alpes Auvergne de la rédaction du « Moniteur » – Avec la participation de : Michel Stadler, secrétaire régional OPPBTP Centre-Est.

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Travaux publics Soterly Mions (69) - CA 2006 : 7,76 millions d’euros - 49 salariés

Des travaux ès qualités

Avec l’évacuation de 185 000 m3, Soterly achève les travaux de la darse quai Rambaud à Lyon pour la SEM Confluence, dans le cadre d’un groupement constitué notamment avec GRS Valtech et Beylat TP. Ce chantier est représentatif des activités de l’entreprise de Mions (Rhône) qui travaille à 80 % pour des collectivités dans un rayon de 30 km autour de son siège.

Reprise en 2000 par Patrick Peleszezak, l’entreprise réalise des travaux de terrassement, de maçonnerie, de voirie et réseaux divers, de déconstruction sélective, de désamiantage.

En 2007, elle a participé à la démolition partielle du camp de Sathonay. Sur la ZAC des Gônes, elle est intervenue sous des lignes à haute tension, ce qui l’a obligée à travailler dans un gabarit limité. ISO 9001, l’entreprise met l’accent sur la qualité environnementale et la sécurité avec l’objectif de décrocher ces deux nouvelles certifications en 2008. Cette mission est confiée à Céline Peleszezak, responsable aussi des ressources humaines, appelée en 2008 à prendre la direction générale de la société présidée par son père.

Toujours dans une démarche de développement durable, Soterly va créer une zone d’activités à Millery pour y implanter un centre de recyclage de matériaux ouvert à des entreprises extérieures. L’achat de ce terrain de 11 ha sera effectif en 2008. Ce futur centre constitue un axe de développement du groupe contrôlé par la holding PMP dont les deux sociétés, Soterly et Beylat TP, dégagent un chiffre d’affaires global de 17 millions d’euros pour plus de 110 salariés.

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Gros œuvre PBC (Pierre Boni Construction) Chasse-sur-Rhône (38) - CA 2006 : 11,86 millions d’euros - 71 salariés

L’esprit constructif

Vacciné par la crise du bâtiment lorsqu’il est devenu P-DG en 1997, Jean-Claude Boni a infléchi le développement de l’entreprise familiale. Spécialisée à l’origine dans les bâtiments industriels et tertiaires, elle a depuis rééquilibré ses activités vers le logement, en partenariat avec des promoteurs.

Pragmatique, Jean-Claude Boni tient à apaiser et à consolider les relations avec les maîtres d’ouvrage. Pour avoir accès à des marchés plus importants, il a participé à la création d’un groupement d’entreprises d’une vingtaine de PME locales, dont il est l’un des mandataires. Gage de qualité, ce groupement permet de répondre aux obligations de résultat et aux besoins de gain de temps de ses clients.

Le patron de la société de Chasse-sur-Rhône (Isère) est aussi un des acteurs de la démarche « construire propre ». Cette réflexion sur la gestion des chantiers, qui vise à valoriser les déchets en amont, à garantir sécurité et qualité aux riverains et maîtres d’ouvrage, devrait, selon lui, « contribuer à améliorer l’image de la profession ».

Toujours dans un esprit de partenariat, il tient à entretenir des relations privilégiées avec ses « fournisseurs », architectes, bureaux d’études et maîtres d’œuvre, et avec ses clients fidèles, comme Lafarge, Essilor et Renault Trucks. Et lui qui a réussi à multiplier par cinq la taille moyenne de ses chantiers en dix ans et à porter ses effectifs à 80 salariés permanents, pour un chiffre d’affaires de 11,5 millions d’euros, reconnaît : « Le plus dur dans notre métier, c’est de dire non. »

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Electricité Moos Amplepuis (69) - CA 2006 : 12,19 millions d’euros - 78 salariés

De fils en aiguille

Anticiper. Ce pourrait être la devise de l’entreprise familiale d’électricité d’Amplepuis fondée en 1947 par Jean Moos. Elle a construit sa réputation dans l’industrie textile avec de fidèles clients, Deveaux et Linder notamment. Mais très tôt, en 1965, elle s’est convertie, à leur demande, au génie climatique. « On a vite senti le besoin de réunir tous les lots techniques », confie Michel Moos, qui, précurseur, s’est positionné comme le seul interlocuteur d’industriels, de collectivités et d’organismes HLM. Se maintenant à un très haut niveau de technicité par une politique active de formation et de veille, Jean Moos est retenu récemment pour le chantier d’Agrapôle à Lyon et pour deux collèges, par Areva et Gerflor.

En 1989, Jean Moos a racheté une autre entreprise familiale de génie climatique, Dubost-Recorbet à l’Arbresle, puis ouvert une agence à Tarare. Aujourd’hui, il emploie 125 personnes pour un chiffre d’affaires 2007 de 17 millions d’euros. Pour rester dans la course, « on devra certainement faire une autre opération de croissance externe ». Une tâche qui incombera à Alexandre, le fils, formé à l’université de Belfort-Montbéliard, et appelé à prendre la relève.

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Second œuvre Ets Tchoulfian Roussillon (38) - CA 2006 : 4,79 millions d’euros - 35 salariés

Une croissance enveloppée de rigueur

Philippe Tchoulfian en convient : « Tout est géré au millimètre, les dépenses inutiles proscrites. » Le nombre « d’improductifs » est limité à quatre sur un effectif moyen de 43 personnes. Cette rigueur est aussi impérative dans les travaux de calorifuge que l’entreprise de Roussillon (Isère) effectue, notamment pour EDF, son principal client. Depuis 1987, Tchoulfian intervient dans la maintenance des centrales nucléaires de Saint-Alban, Cruas et Bugey. Une dizaine de ses salariés est affectée aux travaux sous rayonnement ionisant en zone contrôlée. La société a un agrément renouvelé tous les trois ans après un audit de qualité réalisé par EDF. Le calorifugeage représente 60 % des 5 millions d’euros de chiffre d’affaires de la société, diversifiée depuis une dizaine d’années dans la ventilation, et depuis sept ans dans l’échafaudage industriel. Toutes les pièces de forme sont réalisées en interne.

Pour garantir un bon niveau d’activités et d’emplois, Philippe Tchoulfian trie les chantiers qu’on lui propose. Les contrats de maintenance, « moins valorisants en termes financiers mais plus rassurants », représentent la moitié de son carnet de commandes. Par nécessité, le chef d’entreprise privilégie aussi « les travaux les plus intéressants en termes de pénibilité ». Et de constater : « Si j’avais vingt personnes supplémentaires, je pourrais les faire travailler » avant de regretter que « la pénurie de main-d’œuvre qualifiée freine la croissance de son entreprise ».

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