Régions

Les prix en Ile-de-France

Mots clés : Collectivités locales - Droit du travail - Formation continue - Information - communication - événementiel

Composition du jury Jean-François Delahaye, secrétaire général de l’Aref BTP Ile-de-France Grande couronne – Olivier Diard, délégué général de la Fédération nationale des Scop du BTP – Michel Fleygnac, secrétaire régional de l’OPPBTP Ile-de-France – Philippe Guez, secrétaire général de l’Aref BTP Ile-de-France/Paris – Petite couronne – Arlette Hazan directrice régionale Ile-de-France Est de Coface – Hervé Pichery, associé, directeur Montargis-Gien de KPMG Entreprises – Jacques Thomas, directeur Mantes-la-Jolie de KPMG Entreprises – François Perrier, rédacteur en chef, et Nathalie Moutarde, chef de service Ile-de-France au «Moniteur».

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Gros œuvre Entreprise Boyer Poligny (77) - CA au 31 mars 2007 : 21,49 millions d’euros - 200 salariés

La satisfaction du client avant tout

Parcours atypique que celui de Gilles Boyer, président du directoire de l’entreprise fondée par son arrière-grand-père en 1920. Ingénieur commercial chez IBM à sa sortie de Polytechnique, puis « partner » dans un cabinet de conseil en stratégie après un MBA à l’Insead (1), il rejoint l’entreprise familiale en 2000, à 36 ans. D’abord à mi-temps, en double commande avec son père, Claude, avant que ce dernier ne lui passe définitivement le relais, deux ans plus tard, tout en assurant la présidence du conseil de surveillance.

Son mot d’ordre : la satisfaction du client. « Elle doit toujours primer sur la rentabilité à court terme », explique-t-il. Gilles Boyer fixe d’autres objectifs à son équipe, comme le renforcement des compétences en interne, la rigueur de l’organisation et le respect des valeurs.

La stratégie porte ses fruits : progression du chiffre d’affaires de 40 % entre 2004 et 2006 et doublement des effectifs en sept ans. « Nous recrutons en moyenne entre 15 et 20 personnes par an et nous allons continuer sur ce rythme. » Cette politique d’embauche très active s’accompagne d’un important effort de formation représentant 4 % de la masse salariale. Autre préoccupation : la sécurité, avec la création récente d’un poste de chargé de mission QSE (qualité sécurité environnement).

Pour l’avenir, Gilles Boyer affiche une ambition : « Continuer à inscrire son entreprise dans une démarche d’amélioration en consacrant 10 % de la masse salariale à la formation ».

(1) Institut européen d’administration des affaires de Fontainebleau.

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Second œuvre Flipo Pantin (93) - CA 2007: 8 millions d’euros - 70 salariés

Une PME engagée dans la formation et la sécurité des salariés

Créée en 1947, Flipo est une entreprise familiale de peinture « qui a simplement changé de famille », comme le dit joliment Gérald Audineau, 41 ans, son actuel P-DG. Après avoir occupé pendant neuf ans différents postes dans l’entreprise, cet expert-comptable de formation en a pris les rênes l’an dernier, succédant ainsi à son père, lequel avait lui-même repris la société à la famille Flipo en 1992, après y avoir travaillé comme métreur.

Historiquement très impliquée dans la formation, l’entreprise Flipo accueille en moyenne trois apprentis par an, depuis plus de vingt ans. Une fierté d’autant plus grande pour l’équipe dirigeante que certains occupent aujourd’hui des postes à responsabilité sur les chantiers.

Soucieuse de la sécurité de ses équipes, la société a développé un plan de formation en partie tourné vers le respect des règles de sécurité. Elle a aussi mis en place, il y a quatre ans, une politique d’intéressement, reposant, entre autres, sur le taux d’accidents du travail.

A une époque entièrement dédiée à une clientèle privée, l’activité, répartie entre peinture-ravalement (pour les deux tiers) et carrelage-revêtement de sols (pour un tiers), est désormais tournée en majorité vers les collectivités publiques. Une redistribution rendue possible par la consolidation des équilibres financiers adossée à une trésorerie satisfaisante. Serein, Gérald Audineau souhaite « faire progresser l’entreprise, mais de façon mesurée ». Il devra pour cela combler les imminents départs à la retraite de postes clés d’encadrement.

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Travaux publics VTMTP Limeil-Brévannes (94) - CA au 30 septembre 2007: 12,4 millions d’euros - 74 salariés

Une reprise d’entreprise réussie

Le succès de VTMTP, c’est d’abord celui de Thierry Castellini. Agé de 57 ans, cet ancien géomètre, conducteur de travaux puis chef d’agence dans des grands groupes du secteur, a tenté un sacré pari en décidant de reprendre, en 2001, le fonds de commerce d’une PME modeste de Boissy-Saint-Léger. « Lorsque je suis arrivé, la situation n’était pas brillante : le matériel était obsolète, et le carnet de commandes presque vide. J’ai alors recruté une comptable, remotivé le personnel, et décidé d’organiser l’entreprise comme une agence régionale. Au bout de six mois, l’activité repartait », explique-t-il.

De fait, VTMTP (pour Viabilité, terrassement, matériaux, travaux publics) travaille beaucoup pour les collectivités du Sud-Est parisien. Une clientèle qui a permis à la PME d’obtenir de bons résultats, au point qu’elle s’apprête à agrandir ses locaux. Passée de 18 à 74 salariés en six ans, l’entreprise apporte un grand soin à la formation de ses nouvelles recrues. « Nous multiplions les actions de formation, en externe avec l’Afnor de Montreuil, ainsi qu’en interne. A chaque nouvel arrivant est ainsi attribué un tuteur. Cela nous permet de perfectionner la technique des jeunes, mais également d’assurer la transmission d’un certain esprit d’entreprise », affirme Thierry Castellini.

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Electricité Ets Prunevieille Saint-Denis (93) - CA 2007 : 24 millions d’euros - 150 salariés

Une véritable affaire de famille

Jean-Luc Prunevieille l’avoue sans ambages : « J’entends parfois dire qu’aujourd’hui, il est devenu impossible d’effectuer toute sa carrière dans la même entreprise. Eh bien chez Prunevieille, c’est encore le cas. La preuve, c’est qu’il y a ici des personnes âgées de 55 ans qui sont avec nous depuis plus de 35 ans. Nous avons même des salariés qui ont des liens de grand-père à petit-fils ! » Manière de dire que l’entreprise Prunevieille est une affaire de famille. Fondée à Saint-Denis, en 1936, par le père de l’actuel dirigeant, la PME n’a cessé de grandir, sans jamais trahir ses fondations. « Une entreprise doit rester dynamique. Peu à peu, nous nous sommes ainsi spécialisés sur l’éclairage public, les signalisations tricolores et l’enfouissement des réseaux. Mais nous prévoyons de nous élargir à l’éclairage des bâtiments industriels dans les prochaines années », détaille Jean-Luc Prunevieille.

Depuis six ans, la structure, qui travaille essentiellement pour les collectivités locales, les départements et l’Etat, dispose même d’une agence à Rungis dont la mission consiste à « assurer le développement de l’activité dans le Sud parisien. »

Outre la stabilité du personnel, le secret de la réussite de l’entreprise Prunevieille réside dans la qualité du service. « Nous assurons l’entretien et proposons des interventions d’urgence jour et nuit, semaine et week-end », se félicite le dirigeant, qui embauche une dizaine de salariés par an.

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