Régions

Les prix dans le Nord

Mots clés : Eau - Information - communication - événementiel - Retraite - Technique de construction

Composition du jury Jean-Joseph Baijot, chef d’agence OPPBTP, Organisme professionnel de prévention du bâtiment & des travaux publics – Edouard Langlois-Meurinne, directeur BTP Banque Lille – Martial Damarey, cabinet Damarey – Philippe De Smet, délégué régional Coface Services – Annie Chauzu, associé, directeur région Nord KPMG SA, responsable nationale de la filière BTP – Alix De Vogue, journaliste – Maxime Bitter, journaliste, responsable du « Moniteur » pour les régions Nord.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
ENCADRE

Travaux publics Nord Est TP Canalisations Châlons-en-Champagne (51) - CA : 20 millions d’euros - 77 salariés

Daniel les bons tuyaux

Alors directeur général d’une filiale d’un groupe belge de BTP, Daniel Cames ne s’est pas retrouvé dans les méthodes du repreneur. « Poussé » par ses clients et ses collaborateurs, il est parti en 1996 fonder sa propre société spécialisée dans la pose de canalisations, et plus précisément de tuyauteries extérieures. En une décennie, le chiffre d’affaires de l’entreprise a été multiplié par dix, l’effectif a plus que quintuplé. Nord Est TP Canalisations a connu deux booms : le premier peu après sa création, le second en 2006, avec les chantiers de construction de trois usines de production de bio-éthanol. La SAS pose aujourd’hui 300 km de réseaux par an, grâce à un volant permanent de 25 à 30 chantiers. L’adduction d’eau potable représente un tiers de son activité, mais la PME châlonnaise travaille aussi pour des clients tels qu’EDF, Gaz de France et France Télécom, ou encore pour des chaufferies urbaines en région parisienne. Très polyvalente, elle abrite en son sein des métiers rares comme le soudage acier ou le manchonnage, et des techniques de pointe comme le forage pousse-tube.

La devise du P-DG : « Gouverner, c’est prévoir ». Traduction : il faut, d’une part, préparer méticuleusement chaque chantier et, d’autre part, miser sur la communication interne et la motivation du personnel.

ENCADRE

Gros œuvre Helfaut Travaux Bilques (62) - CA : 5,9 millions d’euros - 49 salariés

Dopé par la démolition

«Sans argent et avec courage, on peut s’en sortir .» Paulette Berthélémy, 58 ans, l’a démontré. Après avoir quitté l’école à 15 ans et travaillé comme secrétaire, elle démarre Helfaut Travaux en 1980 dans sa commune du Pas-de-Calais. Pendant sept ans, elle ne se verse pas de salaire. Au décès de son mari, elle investit et se lance, avec rigueur, sur une nouvelle trajectoire.

L’entreprise profite du boom des grands travaux (TGV, tunnel sous la Manche) sans négliger sa clientèle habituelle (mairie, hôpitaux, industriels ou distributeurs). La démolition (40 % du chiffre d’affaires) est son secteur phare, devant la location de matériel (35 %) et le terrassement (24 %). « J’ai choisi cette activité car les marges y sont meilleures », explique Paulette Berthélémy qui tire partie d’un contexte favorable : « Il n’y a plus de terrain nulle part, il faut démolir pour reconstruire. » Helfaut Travaux intervient dans toute la région. La société compte notamment, parmi ses références, la démolition des entrepôts Match à la Madeleine et, parmi ses projets, la démolition de l’usine Uneal de Seclin.

Après avoir réalisé 5,9 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2006 (affichant 7,45 % de rentabilité nette), Helfaut-Travaux vise 6,4 millions d’euros de chiffre d’affaires pour l’exercice 2007-2008 (clos au 30 juin). Début 2007, Paulette Berthélémy a cédé son affaire à Xavier Brunot, 31 ans, un jeune commercial qu’elle va accompagner pendant deux ans. Cette transition est son nouveau défi.

ENCADRE

Electricité ECA Barlin (62) - CA 2007 : 6,5 millions d’euros - 27 salariés

Un spécialiste national de la préfabrication électrique

Avec 2 000 « pieuvres » livrées par an, Electro Construction Artois (ECA) est dans les cinq spécialistes nationaux de la préfabrication électrique. Eric Moreau dirige cette société de 27 salariés et 6,5 millions d’euros de chiffre d’affaires prévus en 2007, ainsi que « G. Moreau » (42 salariés) une affaire de plomberie-électricité-chauffage.

C’est à la demande du groupe Maison familiale que le père d’Eric Moreau s’est lancé dans la préfabrication en 1976. Aujourd’hui, ECA fournit Geoxia et des acteurs régionaux comme la Demeure Traditionnelle (près de Compiègne), ou Maisons et Chalets des Alpes (Annecy). L’entreprise, basée sur la zone industrielle de Ruitz (62), conçoit sur plans les installations électriques de maisons individuelles, réalise le précâblage en atelier, fait les connexions sur les boîtes de dérivation et expédie ses pieuvres à travers toute la France. Celles-ci sont mises en œuvre par les plaquistes, tandis que l’électricien local n’intervient qu’en finition.

En 2007, ECA teste un nouveau métier : la préfabrication hydraulique. Grâce à l’utilisation de raccords à glissements qui fiabilisent les raccordements, l’entreprise propose donc des installations de plomberie avec des tuyaux PER. Pour l’heure, la prudence est de mise avec un seul client (Geoxia), un seul salarié et beaucoup d’assistance auprès des plaquistes pour la pose. Eric Moreau veut garantir la tranquillité attendue par ses clients.

ENCADRE

Second œuvre Zuccari - Prix-lès-Mézières (08) CA : 4 millions d’euros - 27 salariés

Trois frères pour une ascension

Jerry, 41 ans (gérant en titre), Diégo, 46 ans, et Ludovic, 34 ans (tous deux cogérants), ont succédé à leur père en 1995 à la tête de cette entreprise familiale créée en 1971. Sous leur impulsion, la serrurerie artisanale est devenue une PME rayonnant dans toute la Champagne-Ardenne et l’Aisne.

La métallerie a connu une croissance à la fois interne et externe. Interne, avec l’ouverture en 2000 d’un second établissement à Witry-lès-Reims (51). Cet atelier réalise aujourd’hui un tiers du chiffre d’affaires de la société. Il avait été conçu à l’origine pour apporter des marchés destinés à financer la construction du siège social de la SARL Zuccari à Prix-lès-Mézières. Externe, avec le rachat en 2006 de la menuiserie Med, dont les locaux ont été rapatriés sur le site de la maison mère. « Avec cette acquisition, nous travaillons désormais tous les matériaux : acier, alu, bois et PVC, en menuiserie intérieure et extérieure, souligne le gérant. Nous sommes complètement autonomes et pouvons assurer une prestation complète à nos clients. » En un an, Med a presque triplé son effectif et enregistré une augmentation de 30 % de son chiffre d’affaires, calquée sur la hausse annuelle de 20 % de la SARL Zuccari. Entrée à 17 ans « au bas de l’échelle » dans l’entreprise, la fratrie s’appuie sur la qualité et le sérieux de son travail, une disponibilité 7 jours sur 7 et une équipe de salariés à la fois compétente, stable et motivée par des primes de résultat.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X