Régions

Les prix dans l’Ouest et le Centre

Mots clés : Information - communication - événementiel - Marchés privés

Composition du jury Patrick Alvarez, expert-comptable KPMG, Didier Bisch, Coface Nantes, Barbara Commandeur, cellule économique du BTP des Pays de la Loire, Claude Fusai, directeur de BTP-Banque Pays de la Loire, Yannick Morin, cellule économique du BTP Bretagne, Pascal Montilly, OPPBTP Ouest, Jean-Jacques Talpin, correspondant du Moniteur, région Centre, Annick Loréal, chef de service de la rédaction du « Moniteur » Ouest et Centre.

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Electricité AEB Electricité Saint-Germain-du-Puy (18) - CA 2006 : 10,9 millions d’euros - 80 salariés

Objectif profitabilité

Longtemps présidée par Pierre Ferrand, une figure locale du bâtiment dans le Cher, AEB Electricité est désormais managée par son fils Emmanuel. Pour cette entreprise familiale qui intervient « depuis le câble jusqu’au luminaire », ce changement de dirigeant s’est fait dans la douceur et la continuité. Avec 80 salariés, 10,9 millions de chiffre d’affaires, AEB est avant tout installée sur les marchés privés pour les bâtiments commerciaux ou industriels. Sans dédaigner les marchés publics, notamment pour le compte de l’Armée ou dans la voirie, AEB a toujours refusé de travailler pour le logement qu’il soit social ou privé ou pour les particuliers. De même, la PME reste à l’écart des compétitions tarifaires engagées par les grands nationaux. « On ne va que sur des marchés qui gagnent de l’argent, ou qui permettront d’en gagner à court terme en fidélisant des clients », indique Emmanuel Ferrand. Une recette qui porte ses fruits : la rentabilité dépasse régulièrement les 10 % et atteindra sans doute un record cette année. Cette profitabilité est mise à profit pour autofinancer les investissements, étoffer un bureau d’études de 12 salariés et éventuellement constituer un trésor de guerre destiné à contrer des attaques extérieures. Emmanuel Ferrand a ainsi déjà investi pour racheter une petite structure du Loir-et-Cher, Romelec dont l’activité dépasse aujourd’hui le million d’euros avec 11 salariés. La PME pourrait juste tenter une petite incursion dans le domaine de la climatisation et du traitement de l’air.

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Gros œuvre Entreprise Armel Le Gal Hédé (35) - CA 2006 : 5,75 millions d’euros – 38 salariés

Le Gal développe la préfabrication

«L’année 2007 sera stable : nous avons refusé quelques chantiers pour dégager toute l’énergie nécessaire sur BAP, la société que nous avons créée il y a un an et qui est spécialisée dans la préfabrication et les armatures béton », indique Marie-Christine Le Gal, responsable administrative de l’entreprise, fondée en 1982 par son mari Armel à Saint-Symphorien, près de Hédé. Après quelques mois d’existence, BAP se porte bien : elle emploie six personnes et 60 % de sa production partent chez des entreprises clientes. Quant à la maison mère, elle se concentre sur le logement qui représente 60 % du chiffre d’affaires. Armel Le Gal se limite aux opérations inférieures à 40 logements et ne dépassant pas les quatre niveaux. Par ailleurs, le chef d’entreprise continue de construire quelques maisons individuelles (15 % du chiffre d’affaires) et des bâtiments publics. « Pour 2008, notre carnet de commandes est quasiment plein », indique Marie-Christine Le Gal. Mais au-delà des volumes produits, les deux dirigeants s’attachent aux performances économiques de leur société. « Nous avons un suivi quasiment en temps réel des chantiers ; mon mari cherche toujours la meilleure adéquation entre le personnel, le matériel et les ouvrages à réaliser. Nous ne voulons rien laisser au hasard », souligne-t-elle.

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Second œuvre Scembe Le Haut-Corlay (22) CA : 6,8 millions d’euros - 50 salariés

Vérandaline pousse les murs pour accompagner sa croissance

A l’image de sa spécialité, les vérandas en bois et en aluminium, la société familiale Scembe, plus connue par sa marque Vérandaline, n’a eu de cesse de pousser les murs au rythme de son développement. Elle vient d’achever début septembre un nouveau bâtiment sur son site du Haut-Corlay (22) en Centre-Bretagne, avec un hall d’exposition flambant neuf. Ce dynamisme est porté par les membres de la famille Bouëdo, aux commandes de l’entreprise fondée par Paul en 1979. Son fils aîné, Jean-Claude, est nommé gérant à 22 ans, en 1982. Il sera rejoint par ses frères et sa sœur, Nicole, aujourd’hui responsable administrative. Avec 50 salariés et une dizaine d’apprentis, Scembe réalise actuellement un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros auprès d’une clientèle de particuliers, presque exclusivement bretons. « Nous ne réalisons que du sur-mesure, environ 500 vérandas par an, et nous avons actuellement neuf mois de délais de livraison », précise Nicole Bouëdo. L’entreprise réfléchit à la « véranda verte » : elle développe des produits « au plus près de la RT 2005 », et choisit avec soin ses produits, notamment le bois. Elle travaille également en partenariat avec trois sociétés de montage dirigées par d’anciens salariés, dans les Côtes-d’Armor, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine.

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Travaux publics Etablissements Chapron Frères Sainte-Gemmes-le-Robert (53) CA : 6 millions d’euros - 45 salariés

Garder un équilibre pour rester indépendant

Entreprise de travaux publics implantée à Saint-Gemmes-le-Robert, Chapron SAS est aujourd’hui une PME de 45 salariés à cheval sur la Mayenne et la Sarthe. « Nous sommes une petite entreprise de travaux agricoles qui s’est diversifiée dans les TP en 1976, notre domaine d’activité aujourd’hui », explique Jean-Paul Chapron qui est de la troisième génération. Il a pris les rênes de Chapron Frères en 1998, transformée en Chapron SAS au début de cette année. « Nous grossissons petit à petit. En 2000 nous avons choisi d’ouvrir un second site près du Mans, à Aigné. Nous rayonnons ainsi sur la Sarthe et la Mayenne ainsi que le sud de l’Orne. » Travaux de VRD, plates-formes industrielles, lotissements, aménagements urbains, les donneurs d’ordres sont à 70% les collectivités locales, à 30% des clients privés dont une bonne part d’industriels. L’entreprise n’a recours ni à la sous-traitance ni à l’emprunt de matériel et entend préserver son indépendance dans la durée. « Sur les deux dernières années, nous n’avons pas eu de problèmes pour remplir notre carnet de commandes. Notre difficulté serait plutôt le recrutement. Mais nous avons choisi de former en interne des jeunes sans qualification. Cela nous permet d’avoir un personnel polyvalent, une équipe suffisamment stable tout en se renouvelant. Mais aujourd’hui, dans notre secteur, cette stabilité passe aussi par un système d’intéressement. »

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