Régions

Les prix dans l’Est

Mots clés : Information - communication - événementiel - Retraite - Travail

Composition du jury Eric Fullenwarth, directeur des services techniques et de l’aménagement du territoire, CCI – Jacques Balzer, ingénieur-conseil à la Cram,Cram – Julien Lauer, directeur de centre d’affaires, Banque populaire de la région économique de Strasbourg – Franck Boussuge, avocat au barreau de Strasbourg – Philippe Sugniaux, directeur régional, Coface – Agnès Nicolay, OPPBTP – Olivier Mirguet, journaliste économique, correspondant de « La Tribune » – Laurent Miguet, chef de service de la rédaction pour la région Est.

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Second œuvre Génie climatique de l'Est - Hoenheim (67) CA 2006 : 20 millions d'euros - 145 salariés

Second œuvre La flamme participative

La génération des fondateurs a passé le relais en 2005, mais l’esprit coopératif inspire toujours le développement de Génie Climatique de l’Est (GCE). Elu en 2006 après bientôt dix ans dans l’entreprise, le nouveau P-DG continue à identifier les valeurs de l’entreprise à son statut : « J’ai connu les grands groupes et la petite entreprise familiale. Je vois la différence avec la coopérative, du point de vue de l’implication de tous les salariés », témoigne Daniel Litzelmann. Pour rebondir après le départ des fondateurs de l’entreprise qui fête cette année son quart de siècle, GCE mise sur la formation : l’apprentissage représente 10 % de l’effectif. « Les jeunes sentent que nous représentons un secteur d’avenir, nécessitant un savoir-faire technique important », se réjouit le P-DG. Depuis 1995, sept prix au palmarès annuel des architectes d’Alsace confortent l’image de GCE, de même que sa participation à des chantiers phares comme le Zénith de Strasbourg.

Un parcours professionnel entièrement dédié à la maintenance, à Paris et en Alsace, a conduit Daniel Litzelmann à développer cette activité chez GCE à partir de 1998. Neuf ans plus tard, l’ex-technicien supérieur en génie climatique a hissé la maintenance à 40 % du chiffre d’affaires, et le taux de reconduction des contrats atteint 98 %. Outre un équilibre entre travaux neufs et maintenance, l’entreprise planifie une implantation dans la région mulhousienne.

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Travaux publics TP Mourot Silley-Amancey (25) - CA 2006 : 3,6 millions d’euros - 28 salariés

Prévention, polyvalence et disponibilité

L’entreprise de travaux publics Mourot ne lésine pas sur la prévention. Un contrat de progrès avec la Caisse régionale d’assurance-maladie (Cram) concrétise depuis septembre le plan d’action triennal arrêté en avril 2006 avec l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP).

La Cram supporte le tiers de l’investissement de 115 000 euros, intégrant les points suivants : des caméras de recul pour les véhicules de chantier ; des bouchons acoustiques moulés pour le personnel ; une base de vie par unité de six personnes ; des blindages pour protéger les tranchées. Un plan de formation vise à délivrer aux salariés un certificat d’aptitude à la conduite en sécurité et un certificat de secourisme.

Un jeune quatuor orchestre la PME familiale créée en 1962 par Rémond Mourot. Futurs codirigeants, les deux frères, Bruno, 45 ans, et Jean-Louis, 38 ans, transformeront prochainement la SARL en société par actions simplifiée (SAS). Les deux belles-sœurs, Josiane et Corinne, épaulent leurs maris.

« Notre réussite repose sur la disponibilité et la polyvalence de nos équipes », analyse Bruno, l’actuel gérant.

Pour les mois à venir, Mourot programme de sécuriser ses approvisionnements par l’extension de la carrière de Silley et l’ouverture d’un site alluvionnaire dans le Jura. L’achat d’une balayeuse-aspiratrice lancera une activité de prestations de service aux petites communes.

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Electricité SMEE Sennecé-les-Mâcon (71) CA 2006 : 4,6 millions d’euros - 27 salariés

La coopérative consolidée

Spécialiste des réseaux et de l’éclairage public, constituée en société coopérative ouvrière de production (Scop), la Société mâconnaise d’entreprise électrique (SMEE) a étoffé sa direction cet automne : Laurent Clerc et Adeline Nectoux secondent le P-DG Daniel Gras dans la production et l’administration. La structure coopérative, créée en 1993, s’en trouve renforcée : « Un contact avec la Fédération des Scops avait abouti à cette solution lors de la cession de l’activité réseaux électriques », rappelle le P-DG, à l’époque responsable des travaux. Depuis 1993, le chiffre d’affaires est passé de 1,9 million à 5,2 millions d’euros pour le prévisionnel 2007. Dans le même temps, les effectifs sont passés de 12 à 30 salariés. Dotée d’une certification ISO 9001 version 2000, la PME a étoffé son bureau d’études à trois personnes. Au rythme de 20 km par an sous maîtrise d’ouvrage des syndicats locaux d’électricité, les travaux d’enfouissement de réseaux sont dopés par une montée significative de l’éclairage public.

Les mises en lumière du pont Saint-Laurent et de l’esplanade Lamartine, à Mâcon, figurent parmi les plus belles réalisations de SMEE. En phase avec les préoccupations des communes dans l’économie d’énergie, l’entreprise a cartographié et assure la maintenance de 10 000 points lumineux dans 120 communes de Saône-et-Loire et dans le département voisin de l’Ain.

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Gros œuvre XARDEL Démolition Pompey (54) CA 2006 5,8 millions d'euros 25 salariés

A la pointe de la démolition

Fondateur d’une entreprise de terrassement en 1972, Robert Xardel a recentré son activité vers la démolition dix ans plus tard, dans le sillage de l’autoroute A 31 entre Nancy et Metz. « L’idée m’est venue en voyant des cités entières démolies tout au long du tracé, notamment à Custines, où était basée l’entreprise », se souvient le dirigeant. Au cours des deux décennies suivantes, Xardel Démolition multiplie les démantèlements de collèges, casernes, sites industriels et logements sociaux du Grand Est. L’entreprise, qui annonce une progression de chiffre d’affaires de 25 % en 2007, a rayonné de l’Alsace à la Champagne-Ardenne. Elle se recentre aujourd’hui sur les chantiers lorrains. Son carnet de commandes comporte l’achèvement du démantèlement des sites de Charbonnages de France dans l’Est mosellan, la démolition des entrepôts frigorifiques de Maxéville (Meurthe-et-Moselle), de l’hôpital de Golbey (Vosges) et du collège de Saint-Avold (Moselle).

« Notre compétitivité réside dans le savoir-faire de nos équipes et dans un matériel de pointe », souligne Robert Xardel, qui consacre 2 millions d’euros au renouvellement complet de son parc. La flotte se compose aujourd’hui de 15 pelles hydrauliques, de 11 bennes et camions et d’une dizaine d’outils choisis parmi les plus performants du marché. Les prochains investissements porteront sur une nouvelle plate-forme de recyclage.

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