Architecture Parasismique

Les ponts encaissent la secousse réglementaire

Mots clés : Normalisation - Marquage CE - Ouvrage d'art - Risque sismique

La modification du zonage sismique et le changement de normes produisent une petite onde de choc sur la construction et la rénovation des ouvrages d’art.

La réglementation parasismique a connu, en mai 2011, des évolutions majeures. Parmi les conséquences, l’augmentation de la superficie des zones à sismicité faible ou modérée, et donc le nombre d’ouvrages concernés par les règles parasismiques. Autre changement, l’application obligatoire de l’Eurocode 8 de calculs des structures pour leur résistance aux séismes, venu remplacer l’ancien code français PS 92. Ce texte définit la catégorie d’importance des ponts en fonction du trafic supporté par l’itinéraire et de son rôle dans la gestion de crise. Par exemple, l’exigence envers un pont autoroutier qui dessert un hôpital sera plus importante que pour celui qui porte une route secondaire. Il prend aussi en compte une classe de sol.

« Le découpage du zonage sismique, désormais par commune [par canton dans la précédente réglementation, NDLR] peut réserver des surprises. Dans le cas d’une infrastructure linéaire sur un itinéraire donné, des ouvrages de même type et relativement proches peuvent être dimensionnés selon un aléa sismique différent », explique Olivier Bonifazi, directeur d’Egis JMI (lire p. 83) . En outre, « suivre le zonage défini à l’échelle nationale n’est pas toujours suffisant, souligne Brice Bossan, directeur de l’ingénierie, du matériel et des achats de la branche infrastructures d’Eiffage. Il peut s’avérer pertinent d’identifier le risque sismique sur un site donné en intégrant des études d’aléa local plus précises. C’est ce que nous avons fait pour le stade Pierre-Mauroy à Lille ».

Fissuration bénéfique. Les Eurocodes demandent un savoir-faire plus pointu, avec une densification plus ciblée du ferraillage dans certaines zones spécifiques de l’ouvrage. « Un corpus méthodologique a été fourni par le Cerema et l’Association française du génie parasismique...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5952 du 08/12/2017
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