Expositions

Les observatoires du paysage

Mots clés : Aménagement paysager - Architecture - Architecture intérieure - Réseau routier - Tourisme

Dans le cadre de l’Année polaire internationale, la Galerie d’architecture présente le troisième volet de son cycle consacré à l’architecture norvégienne en montrant les nouveaux équipements qui jalonnent les routes touristiques du pays. Montée pour la première fois à Oslo en octobre 2006, cette exposition itinérante est le résultat d’une collaboration entre les participants du Projet des routes touristiques norvégiennes et Norsk Form, Centre norvégien d’architecture et de design.

Inspiré des « Panoramas de l’Empereur », le dispositif scénographique repose sur l’utilisation de jumelles en laiton rivées dans un tambour, agissant comme une boîte noire où se fabrique le paysage. Métaphore du filtre culturel qui sépare notre regard de la nature, il permet, d’après les commissaires de l’exposition, Barbara Westling et Peter Johansson, de retrouver une intimité évoquant l’exclusivité du tourisme des premiers temps, sensation que l’on continuerait à rechercher aujourd’hui.

Issu d’une initiative publique de l’Administration des routes norvégiennes, le Projet des routes touristiques a été mis en place dans l’intention de renforcer le commerce et l’industrie du tourisme, ainsi que l’implantation de lieux de vie, notamment dans les régions les plus reculées. Initié sous forme de projet pilote en 1994, il prend une réelle ampleur à partir de 2004. Coordonnées par un chef de projet et un Comité de qualité constitué d’architectes, ce sont 18 sections de routes qui ont été retenues pour accueillir divers équipements et acquérir le statut de Route nationale touristique jusqu’en 2016. Elles ont été choisies selon des critères de protection et de réparation, le premier s’appliquant à des paysages dont la beauté n’est plus à démontrer, le second à des paysages en déshérence. Chargé de leur gestion, le Comité participe au choix de la maîtrise d’œuvre qui est majoritairement recrutée sur concours parmi les cercles de jeunes architectes et designers norvégiens qui doivent impérativement avoir développé une sensibilité à l’architecture durable ainsi qu’une culture de l’architecture locale.

De l’automobiliste au piéton

La diversité des équipements réalisés – parkings, sanitaires, aires de pique-nique, points d’information, tables d’orientation, plateformes d’observation, etc. – peut être rapportée à un seul programme : l’aire de repos. Loin du caractère sans saveur de nos bords d’autoroutes, ces petites architectures nous font découvrir la richesse que peut avoir un tel programme.

Déclinée sous sa forme classique, où, dans une même zone, se reposent indistinctement les automobiles et leurs passagers, l’aire...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 176 du 01/02/2008
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