Entretien AMIENS (Somme)

Les hortillonneurs cultivent leur patrimoine

Mots clés : Conservation du patrimoine - Transport fluvial

Archipel de jardins périurbains, les hortillonnages ne se maintiennent hors d’eau que grâce à des chantiers réguliers de confortement de berge et de dragage de canaux. L’étroitesse des fossés impose des barges compactes et des conducteurs chevronnés.

Une mauvaise série de fil de fer contraint à reprendre une partie des travaux de confortement de berges réalisés il y a quatre ans. Voilà qui tombe mal ! Le carnet de commandes ne désemplit pas et, dans un mois et demi, la reprise de la saison touristique restreindra l’ère de déploiement des chantiers. Mais la garantie de dix ans ne permet pas d’hésiter sur les priorités de l’équipe chargée des travaux d’entretien des hortillonnages, cet archipel de jardins façonné dans les marécages de la Somme depuis le Moyen Âge, en amont d’Amiens.

À 70 cm de la rive, un piquet enterré en retient trois autres, plantés au bord de l’eau, par l’intermédiaire des fils de fer tendus selon le principe du haubanage. Grâce à cet arrimage sur la terre ferme, les trois piquets d’acacia en bord de rive retiennent le dispositif de confortement, composé de planches en chêne, de grillages et d’une paroi géotextile. Au moins la reprise du chantier n’impose-t-elle pas la replantation des piquets ancrés au sol grâce aux tapeurs thermiques qui, depuis une douzaine d’années, ont succédé aux masses. Éric Audegond [voir portrait], militant bénévole chargé des travaux, cherche à sortir par le haut de la mésaventure du fil de fer : « Sur un autre...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 407 du 09/03/2018
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