Régions Métropole lilloise

Les élus adoptent un PLUi « équilibré »

Rarement on aura vu les élus de la métropole européenne de Lille (MEL) aussi attentifs et nombreux à intervenir que ce jeudi 19 octobre. Il faut dire que le conseil traitait du sujet le plus sensible qui soit, celui de l’aménagement de leurs 85 communes, décliné dans un monumental plan d’urbanisme. Un PLU intercommunal (PLUi), dont l’assemblée a arrêté la lecture après deux années de concertation et d’élaboration. Et il a fallu encore plusieurs heures de discussion, autour de 430 amendements, pour que l’assemblée adopte cette épure du plus gros PLUi de France en dehors de Paris. Marc-Philippe Daubresse, vice-président de la MEL chargé du dossier, a défendu un document « équilibré ».

Economie foncière. Au cours des dix années à venir, sur les 647 km2 du territoire métropolitain, 60 000 logements supplémentaires sont attendus. De nouvelles activités économiques, par ailleurs, devraient générer 45 000 emplois. Pour autant, l’heure est à l’économie foncière. Dans le projet de PLUi, les zones immédiate-ment constructibles passent de 651 ha, référence du plan précédent, à 370 ha, et les zones d’urbanisation différée de 2 240 ha à 761 ha. La MEL réserve 27 343 ha à ses agriculteurs, ce qui en fera toujours la métropole la plus cultivée et pâturée de France…

Le futur PLUi sera très souple, assure également Marc-Philippe Daubresse. Les différentes zones urbaines mixtes seront partagées en « secteurs de cohérence » (centralités, tissus rési dentiels denses, habitat ouvrier ou encore hameaux). Ces « plots » comporteront des règlements établis avec les maires, qui pourront être modifiés sans obliger à une révision des axes du document. Quant aux opérations d’urbanisme déjà identifiées, elles seront régies par des orientations d’aménagement et de programmation (OAP). Soixante-dix de ces OAP sont intégrées dans le projet et 300 autres sont en préparation. Six OAP thématiques définissent des principes d’aménagement sur des questions transversales, comme la trame verte et bleue ou la transition énergétique. Le PLUi métropolitain n’est cependant pas au bout de son chemin. Il doit encore être soumis à l’approbation des com-munes, à la consultation des partenaires institutionnels et à une enquête publique. Il devrait entrer en vigueur au premier semestre 2019.

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