Régions Marseille

Les dernières conventions Anru signées

Avec 14 projets répartis sur son territoire, Marseille est la ville qui bénéficie du plus important programme de renouvellement urbain en France : plus d’un milliard d’euros engagés avant fin 2013 (début des opérations), 2 500 démolitions, 5 000 constructions (dont 40 % hors parc social), 7 000 réhabilitations, de nouveaux équipements, des voiries nouvelles, des activités à réimplanter dans des quartiers dégradés tant au nord qu’au sud…

« 550 logements ont été démolis, 770 livrés et le pic du lancement des opérations est prévu en 2013 », précise Nicolas Binet, directeur du GIP Grand projet de ville, la structure qui rassemble les partenaires publics de cette reconquête urbaine. Ils viennent de signer les trois dernières conventions couvrant le territoire de Marseille. Elles portent sur des projets complexes, qui ont exigé beaucoup de temps :
– Saint-Barthélémy/Picon-Busserine : opération d’urbanisme dans une ancienne ZUP (25 ha) concentrant plus de 2 000 logements sociaux dans le XIV e arrondissement, le projet Anru adopté (118 millions d’euros) doit désenclaver et relier entre eux ces quartiers, y créer des espaces publics et des équipements, notamment sportifs. « Nous avons eu de la chance car le retard pris par la rocade L2 nous a permis de travailler sur un projet utilisant la couverture de celle-ci et donc plus ambitieux en termes de transport et de couture urbaine avec notamment un projet de TCSP au-dessus de la L2 », souligne Valérie Boyer, présidente du GIP. Confié à l’urbaniste Michel Seban, ce projet, prévu en deux phases selon la réalisation de la L2, prévoit 330 démolitions (et 110 reconstructions sur site) et plus de 1 000 réhabilitations. Premiers travaux en 2012-2013.
– La Soude/Hauts de Mazargues : plus de 64 millions sont mobilisés sur ce projet atypique, au pied du massif des calanques, qui comporte peu de démolitions, des réhabilitations importantes (1 322 logements sociaux), des constructions (375) pour de la mixité, un désenclavement et une trame verte. Une démarche d’écoquartier est prévue. L’opération a été confiée à l’architecte-urbaniste Jean-Michel Savignat. Après des premières réhabilitations en 2011, des chantiers vont s’ouvrir en 2012.
– Kalliste : copropriété en déshérence (750 logements), ce parc, limitrophe au nord de Septèmes-les-Vallons, illustre les difficultés d’intervention de la puissance publique sur ce type d’opération. Une concession d’aménagement a été lancée par la Ville pour confier fin 2011 à un opérateur le traitement (acquisitions, relogements puis démolition) d’un bâtiment de 18 étages, jugé irrécupérable, plus l’amélioration de bâtiments conservés. 27,7 millions d’euros sont mobilisés. « C’est un projet long et incertain où la Ville assume le portage et risque. Les reconstructions futures ne nous permettront pas d’envisager un équilibre financier avant deux décennies », juge Valérie Boyer.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X