Autres PARC DES CALANQUES (Bouches-du-Rhône)

Les Calanques, des fonds terrestres et sous-marins à protéger

Le plus jeune des dix parcs nationaux de France s’insère dans l’une des trois plus grandes métropoles du pays.

Deux plans de paysage régulent la tension entre nature et ville : après celui de 2014 pour la partie émergée, l’État a lancé en 2017 le premier plan de paysage sous-marin.

Les éboulis des Calanques illustrent la tension entre la pratique de l’escalade et la préservation des écosystèmes : « Ces héritages des glaciations, devenus inactifs depuis des millénaires avec la fin des épisodes de gel/dégel, abritent toujours une flore protégée, voire endémique, qui ne peut se reconstituer du fait du bouleversement des pierres provoqué par des ascensionnistes », explique Alain Vincent, chargé de mission interface ville-nature au Parc national des Calanques. Depuis le belvédère du cap Sugiton, ce passionné d’escalade pointe les taches marron qui, de l’autre côté de la calanque de Morgiou, trahissent les dommages irrémédiables causés par les sportifs qui sortent des itinéraires réservés à leur pratique.

Au-delà de l’émotion provoquée par la vision saisissante de la chaîne côtière qui s’étend de Marseille à La Ciotat, la pause du 18 septembre 2017 au cap Sugiton a plongé les participants aux journées des paysages du ministère de l’Écologie dans le vif du sujet : la rencontre d’une journée et demie s’est focalisée sur « la place des activités, manifestations ou infrastructures sportives dans les paysages », un sujet sur mesure pour le seul parc national français situé au cœur d’une métropole.

Diagnostic territorial approfondi

D’un côté, 200 événements annuels rythment des pratiques sportives qui motivent en grande partie les 2,5 millions de visiteurs recensés en 2016. Ces pratiques font partie intégrante de l’esprit du lieu : au début du siècle dernier, Gaston Rébuffat y a ouvert les voies des escaladeurs ; après-guerre, le commandant Cousteau a inventé ici la plongée sous-marine individuelle. Mais, avant...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 407 du 09/03/2018
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