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Les ateliers mobiles de Valerian

Mots clés : Lieux de travail - Transport ferroviaire - Travaux publics

Le terrassier a mis en place un système décentralisé très équipé. Exemple sur la LGV Est.

Un parc de 250 machines, plus de quarante poids lourds, mais pas d’atelier central. Valerian, filiale de Spie Batignolles, a adopté une méthode de gestion décentralisée qui fait son originalité. Ses matériels transitent de chantier en chantier, accompagnés d’un atelier mobile, comme celui monté près de Saverne (Bas-Rhin), sur la LGV Est. « Ici nous suivons un parc de 25 machines et huit camions. Des pelles, des tombereaux articulés, des bouteurs… Pour cela il faut un chef mécanicien et trois mécaniciens », décrit Bernard Brivot, chef de secteur matériel chez Valerian. L’équipe est installée dans un atelier provisoire qui n’a rien d’une cabane ! Plateforme bétonnée avec drainage, palans électriques, décanteurs pour les eaux de lavage, bac de rétention sous les bidons d’huile, tout est fait dans le respect des normes environnementales. « On peut y travailler dans de bonnes conditions mais dans certaines limites. Nous n’irons pas jusqu’à détoureller une pelle ou régler des injecteurs. »

L’entretien assuré à 100 %

Les missions des mécaniciens tournent principalement autour de l’entretien, assuré à 100 % : visite quotidienne des machines, graissage, vérification des axes, des filtres, changement des pièces d’usure… Pour cela l’atelier mobile dispose de son propre stock de pièces détachées dont la gestion passe par un logiciel maison : EV MAT. Le mécanicien envoie depuis un ordinateur portable une « demande d’approvisionnement » au siège du service matériel, qui répercute une « demande de prix et de disponibilité » auprès du distributeur le plus proche puis passe la commande, qui sera livrée sur le chantier. « Ici pas de problème avec les fournisseurs. Bergerat Monnoyeur nous livre pendant la nuit, Tilmat pour Liebherr et Somatec pour Volvo jouent bien le jeu aussi. » En contrepartie, Valerian s’engage à ne commander que de la pièce d’origine auprès du réseau officiel. Pas de pièces adaptables dans les machines toutes jeunes (4 750 heures en moyenne), ce qui réduit le risque de panne, et donc les grosses interventions de l’atelier mobile. Gilles Rambaud

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ENCADRE

Bernard Brivot, chef de secteur matériel - « Seules les valisettes constructeurs font défaut »

« Nous assurons l’entretien des machines. Toutes sont équipées de graissage centralisé et de systèmes de vidange rapide. La gestion des pneumatiques est sous-traitée à Euromaster, et le carburant n’est pas du ressort de l’atelier. Nous sommes bien équipés pour remplir notre mission, seules les valisettes constructeurs font défaut [ndlr : interface informatique avec l’ordinateur embarqué de la machine]. Les constructeurs refusent de nous y donner accès, sauf Volvo et Caterpillar, moyennant finance. Il nous arrive d’être bloqués pour un capteur ou une sonde… »

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