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Lecture instantanee

Mots clés : Architecte - Architecture - Architecture intérieure

Figure incontournable du graphic design depuis le milieu des années 1960, Anthon Beeke a signé la scénographie visuelle de l’exposition Team 10, une utopie du présent 1953-1981 qui s’est tenue au printemps dernier à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris. L’occasion de l’écouter évoquer des points de rencontre entre le design graphique et l’architecture.

Forum était une revue d’architecture totalement ouverte aux autodidactes…

Ma relation avec l’architecture ne date pas d’aujourd’hui. Dans les années 1960, j’ai commencé à travailler pour la revue hollandaise Forum, dont quelques numéros figurent d’ailleurs dans l’exposition, puisqu’on pouvait la considérer comme la voix de Team 10 aux Pays-Bas. Aldo Van Eyck a dirigé la publication de 1959 à 1967 et c’était une revue d’architecture totalement ouverte aux autodidactes. Un espace d’expérimentation. Un magazine libre, complètement libre. Nous étions tous convaincus à cette époque de l’importance du concept « d’éducation permanente ».

Quel est votre lien avec l’architecture ?

L’architecture m’intéresse, mais je ne suis pas un architecte. Et je n’ai jamais travaillé directement avec des architectes sur un projet construit. Cela aurait seulement pu se faire aux Etats-Unis où il existe des bâtiments avec des graphismes magnifiques. Mais pas en Europe. Ici, seule la peau, la surface des choses compte. On ne met pas d’argent pour ce qu’il y a dedans, c’est culturel. La pensée verticale. Je ne me sens pas concerné. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’enveloppe des choses, mais le contenu. Le sens. A la Design Academy d’Eindhoven où j’enseigne et dirige le département « Man and communication », j’essaie d’ailleurs d’apprendre aux étudiants à penser, pas à dessiner. En design comme en architecture, réfléchir au sens des projets est absolument nécessaire. Qu’est-ce qu’un architecte si ce n’est quelqu’un qui a la compréhension des matériaux bien sûr, mais également des besoins des enfants, des modes de vie des gens à qui il s’adresse ? Et les attentes ne sont pas uniformes : par exemple, dans un ensemble de villas avec jardins, plus les gens...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 2008 du 01/12/2008
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