Entrepreneurs

Le tertiaire porte l’autoconsommation

La modification de l’équation économique et l’assouplissement des règles d’autoconsommation jouent en faveur d’un véritable déploiement, notamment pour les surfaces de vente.

En France, les surfaces de toitures et d’aménagements de parking liés aux commerces représentent plus de 150 millions de m2 . Un beau potentiel pour accueillir des capteurs photovoltaïques, d’autant qu’une part importante des activités commerciales concernées abrite des charges électriques permanentes, notamment dans le secteur alimentaire.

La consommation d’un site existant varie de 150 à 800 kWh/m2 et par an. Le potentiel est d’autant plus intéressant que la loi sur la transition énergétique du 17 août 2015 fixe un objectif de baisse de la consommation d’énergie de ces bâtiments de 60 % d’ici à 2050. Autant dire que les portes aux meubles réfrigérés ne suffiront pas, et qu’il va falloir autoconsommer.

Expérimenter avant de généraliser

De plus, selon cette même loi, les détenteurs de ces surfaces de vente doivent appliquer une autre obligation réglementaire : pré-équiper 10 % de leurs places de parking neuves avec une infrastructure de recharge des véhicules électriques. Ce débouché supplémentaire pour l’autoconsommation locale intéresse évidemment les distributeurs, dont 30 % du résultat net est absorbé par la facture énergétique.

En France, plusieurs enseignes de la grande distribution passent à l’acte. Des magasins Intermarché couvrent ainsi 20 à 40 % de leurs besoins électriques. E. Leclerc expérimente des ombrières sur parking, tandis que le groupe Carrefour a équipé sa station-service de Villiers-en-Bière (Seine-et-Marne), devenue autonome en énergie.

Du côté des grandes surfaces de bricolage, Castorama analyse, depuis plus de deux ans, une première expérimentation à Antibes (Alpes-Maritimes) avec 1 200 m2 de capteurs. Bruno de la Chesnais, directeur du développement durable immobilier pour Castorama et Brico Dépôt France, explique : « Helios, notre programme général de production d’électricité sur site, intervient dans le prolongement du programme d’efficacité et de sobriété énergétique....

Vous lisez un article de la revue MEI n° 5954 du 31/01/2018
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