Régions Bassin minier du Nord

Le territoire qui peut tout changer

Mots clés : Conservation du patrimoine

Cinq ans après son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, la dynamique de régénération du pays des terrils est en marche. Les ressorts du retournement de l’image du Nord et du Pas-de-Calais sont là.

Le 30 juin 2012, à Saint-Pétersbourg, Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais) et président de l’association Bassin minier Unesco, a des sanglots dans la voix. Sa terre de charbon vient de faire son entrée au patrimoine mondial au titre de « paysage culturel évolutif vivant ». L’émotion de l’élu est grande car, par-delà la fierté, il a conscience que cette inscription peut inverser la déprise de toute une région.

En effet, quand les Hauts-de-France penchent dangereusement du côté de la « France périphérique » décrite par le géographe Christophe Guilluy, tendance nationale atteignant son paroxysme autour de la métropole lilloise, le bassin minier, avec ses monts Saint-Michel façon Soulage visibles de la tour de Lille, apparaît comme le terrain idéal pour modifier une bonne fois pour toutes la physionomie et le fonctionnement d’un territoire qui souffre avant tout, quoiqu’en pensent ses édiles, d’une image négative. Obsédés par l’emploi, ceux-ci – à quelques exceptions près – en ont oublié la prééminence du cadre de vie. Or, entre ses terrils et ses chevalements, repères singuliers dans le paysage, ses cités minières, « héritage architectural et urbain d’une ampleur et d’une qualité incomparable à même de se fondre dans la logique actuelle de l’écoquartier » (Anne Gentil, architecte et urbaniste, Urbicand), son vaste réseau d’espaces néonaturels disponibles pour de nouveaux usages et ses grands sites de mémoire (Centre historique minier de Lewarde, fosse 9-9 bis de Oignies, base 11-19 de Loos-en-Gohelle, Wallers-Arenberg, cité des Electriciens de Bruay-la-Buissière), la treille minière qui s’étire sur 120 km de Bruay-sur-l’Escaut à Bruay-la-Buissière dispose de tout le matériau pour devenir un Emscher Park à la française.

Les architectes des cités minières avaient inventé l’écoquartier avant l’heure.

Par le biais d’une stratégie urbaine et paysagère volontaire et innovante, le land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie est effectivement parvenu en l’espace de deux décennies à transformer une Ruhr exsangue économiquement en une région prospère où il fait bon vivre et jouer les touristes. Certes, les ressorts ne sont pas les mêmes : la France n’est pas l’Allemagne et la conurbation de Duisbourg à Dortmund (5 millions d’habitants) n’est pas celle qui relie Valenciennes à Lens en passant par Douai (1,2 million d’habitants). Mais le point de départ et les fondamentaux sont identiques. Et 1,2 million d’habitants, c’est mine de rien autant que la métropole lilloise. Reste à convaincre les acteurs du territoire, habitants mais également élus, chez qui la prise de conscience est encore partielle, bien que le dialogue soit désormais une réalité. L’inclination majoritaire fut longtemps l’effacement du passé. Mais cette envie de « ressembler à tout le monde », à laquelle s’est toujours farouchement opposé Jean-François Caron, ne constitue pas non plus la meilleure garantie d’attirer le regard des autres sur soi.

Une réunion interministérielle à venir. La reconnaissance par l’Unesco de la valeur du bassin minier est donc une opportunité exceptionnelle de faire infuser l’idée que « l’ambition pour un paysage de qualité n’est pas un frein mais au contraire un moteur pour le développement d’un territoire », pour reprendre les mots de Cathy Apourceau-Poly, présidente de la Mission bassin minier Nord-Pas-de-Calais. Cette association transversale, qui mêle des corps de métier variés (lire p. 35), s’attache à pousser et à mettre en cohérence les initiatives qui commencent à remonter des sept intercommunalités du bassin. Le projet d’intérêt majeur (PIM) pour la rénovation de l’habitat minier, annoncé en juin dernier par Manuel Valls, alors Premier ministre, pourrait, quant à lui, prendre la forme d’un formidable accélérateur de particules. Une réunion interministérielle devrait se tenir sur place dans les prochaines semaines.

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Stratégie - « Maintenant, il faut mettre le paquet comme les Allemands l'ont fait dans la Ruhr »

Questions à Jean-Louis Subileau, gérant de l’agence Une Fabrique de la ville et Grand Prix de l’urbanisme 2001.

Jean-Louis Subileau est, depuis 2009, au cœur de la dynamique de régénération du bassin minier. Il a conduit une mission d’assistance opérationnelle pour la mise en place du projet d’aménagement Euralens autour du Louvre-Lens. Il accompagne les quatre opérations Anru de Valenciennes. Et a rendu en décembre un rapport sur le projet de rénovation de l’habitat minier.

Certains estiment que le Louvre-Lens n’a pas eu de retombées sur le territoire…

C’est faux. Le Louvre-Lens a, au contraire, été un formidable levier de transformation. La création d’un pôle métropolitain de l’Artois part de là. Pour bien saisir l’évolution, il faut savoir qu’auparavant, les directeurs des services ne se montraient pas leurs plans ! Aujourd’hui, les acteurs des trois communautés d’agglomération de Lens-Liévin, Hénin-Carvin et Béthune-Bruay travaillent ensemble au sein de l’association Euralens. Lens a accueilli l’Euro 2016. On peut toujours trouver que la progression est lente, mais elle est réelle. Il n’y a pas de recul.

Quelles sont vos propositions pour la rénovation de l’habitat minier ?

La situation est extrêmement difficile. Ce territoire a été oublié. Il cumule les indicateurs les plus négatifs de France. Pour ne rien arranger, sa trame urbaine est diffuse : il n’y a pas de grande ville dans le bassin minier. Les cités minières sont refermées sur elles-mêmes. Et comme nous sommes en périmètre Unesco, il n’est pas possible d’isoler les logements par l’extérieur, ce qui nécessite de restructurer totalement les intérieurs. La charge de travail est énorme. Et le coût moyen de rénovation élevé : entre 60 000 et 120 000 euros par logement. Je demande donc à l’Etat une aide spéciale pour doubler le rythme de rénovation actuel et réaliser le chantier en dix ans.

Il se pose également un problème de peuplement des cités. Les derniers ayants droit du statut de mineur sont très âgés…

C’est pourquoi je souhaite que l’on traite les cités dans leur ensemble : de la maison à la cité et de la cité à la commune. Le bailleur [Maisons & Cités, ex-S oginorpa, NDLR] doit s’entendre avec les collectivités locales pour rénover les logements en cohérence avec leur projet urbain. Inventons de nouvelles centralités en essayant de voir où l’effet levier sera le plus fort. Travaillons par « grappes ». Les cités minières recèlent une qualité architecturale et urbaine exceptionnelle. Il faut donner envie aux Lillois de les habiter demain [20 km seulement séparent Lille du bassin minier, NDLR] . Il se crée plus d’emplois à Lens que dans le reste de la région, pourtant les cadres continuent de vivre à Lille. Le bassin minier doit se développer en harmonie avec la métropole lilloise. Or, les deux n’entretiennent plus aucun rapport. Il est important de relancer la relation.

Et comment faire le lien entre toutes ces cités minières ?

Il y a, par exemple, le projet de la Chaîne des parcs (lire p. 36) . Mais il faut également terminer les grands sites de mémoire afin de pouvoir exploiter pleinement le potentiel touristique de ce territoire. Implantons-y des pôles de compétitivité sur les thématiques régionales : image numérique à Arenberg, troisième révolution industrielle à Loos-en-Gohelle, logistique à Oignies, de la même manière qu’il existe aujourd’hui un musée du Design au sein du complexe industriel de Zollverein, à Essen, en Allemagne. Il faut mettre le paquet, comme ils l’ont fait dans la Ruhr. C’est un programme à 1,5 milliard d’euros. Le retournement de l’image de la région passe par là.

Vous semblez vouloir aller vite ?

Nous nous y sommes pris tard [la dernière mine a fermé en 1990, NDLR] . Il n’y a plus de temps à perdre. Aussi, plutôt qu’un projet d’intérêt majeur, qui nécessiterait de réaliser une enquête publique, forcément longue et compliquée à l’échelle d’un tel territoire, je propose un contrat partenarial d’intérêt national, lequel permettrait de commencer tout de suite. C’est une question de justice sociale.

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La Mission bassin minier, cheval de Troie au milieu des terrils

Sur son site Internet, la Mission bassin minier Nord-Pas-de-Calais est présentée comme « un outil d’ingénierie, de développement et d’aménagement » au service du territoire. Mais c’est bien plus que ça. « Nous aidons à monter des projets et, en même temps, nous avons les mains dans le cambouis, résume sa directrice Catherine Bertram. Nous avons également le rôle de tête chercheuse ; nous essayons de créer de l’exemple qui puisse infuser. Nous sommes gestionnaires de l’inscription à l’Unesco. Et nous avons encore une fonction d’observation. » Il s’agit ainsi d’une association atypique de 15 personnes (urbanistes, aménageurs, architectes, géographes, historiens) – « pas une agence d’urbanisme, une structure jus de cerveau », ajoute Catherine Bertram -, fondée dans le cadre du contrat de Plan Etat-région 2000-2006 pour accompagner les collectivités dans l’après-mine. Une création tardive. La dernière gaillette a été extraite en 1990 et, durant la décennie qui a suivi, on s’est surtout employé à effacer les traces du passé.

Le déclic Unesco. « En 2000, une démarche de guérison des séquelles avait déjà été entreprise, se souvient Catherine Bertram. L’établissement public foncier (EPF) Nord-Pas-de-Calais avait mené un travail de requalification des friches. Une question se posait alors à la Mission : comment mettre en lumière cet héritage ? C’est là qu’est née l’idée de faire ressortir une trame verte et bleue. » Depuis, l’Unesco est passée par là. « L’inscription a assis une légitimité, observe Catherine Bertram. Un regard différent est venu se poser sur ce territoire. Les services de l’Etat se sont impliqués. En 2012, le bassin minier est devenu un objet d’intérêt et c’est durable. » Ce changement s’est notamment traduit par la signature avec l’Etat du contrat de destination touristique ALL (Autour du Louvre-Lens). Quant au bailleur Maisons & Cités, il s’adjoint systématiquement un paysagiste pour retravailler les abords de ses logements. « Il y a un sens de l’Histoire qui montre que les choses sont engagées », conclut Catherine Bertram.

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«Dans notre région, l'ambition est toujours un peu suspecte»

« Pour moi, longtemps, un paysage, c’était le mont Blanc ou un bord de mer. Puis, progressivement, j’ai compris que c’était une interaction entre un socle et des interventions humaines. Dans le bassin minier, nous devons changer de lunettes et nous approprier ce paysage si singulier pour mieux le révéler. Ici, l’ambition est suspecte, il faut être tous identiques.

Au contraire, ne nous renions pas, jouons l’authenticité. Notre paysage est le support de la résilience de ce territoire, et l’Unesco la boussole du projet. »

Jean-François Caron, maire (EELV) de Loos-en-Gohelle et président de l’association qui a porté la candidature du bassin minier à l’Unesco

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Euralens, labellisation inspirée d'Emscher Park

Euralens : le nom a été trouvé par Daniel Percheron, ancien président de région. Le Louvre-Lens était encore à l’étude et le sénateur (PS) du Pas-de-Calais se demandait comment en faire une base de transformation du territoire. Il alla donc trouver Jean-Louis Subileau, alors directeur général de la Saem Euralille. « Nous avions, bien sûr, comme référence le musée Guggenheim de Bilbao, mais très vite nous avons pensé à Emscher Park », se souvient le lauréat du Grand Prix de l’urbanisme 2001. Plus précisément, à l’IBA Emscher Park, démarche innovante de réhabilitation industrielle et urbaine conduite dans la Ruhr.

Euralens n’est donc pas une société publique locale comme Euralille, mais un forum d’acteurs de tous horizons – élus (plus de 40 collectivités adhérentes), techniciens ou membres de la société civile – qui se réunissent régulièrement pour définir des orientations stratégiques. L’association a ainsi contribué à l’organisation d’un territoire de coopération circonscrit au départ à la centralité lensoise et désormais étendu au pôle métropolitain de l’Artois, qui regroupe 600 000 habitants. Euralens joue également le rôle d’incubateur de projets en décernant, comme Emscher Park, son label (une soixantaine à ce jour) à des initiatives durables et innovantes en termes d’économie, d’urbanisme et de culture.

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24 000 logements inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco

C ‘est un chantier colossal : la rénovation de 543 cités minières, soit 70 000 logements, dont 20 000 en catégories F et G selon le diagnostic de performance énergétique (DPE). A ces chiffres démesurés s’en ajoute un autre : depuis 2012, 24 000 de ces logements sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Et dire qu’on a failli les raser ! Il a fallu que l’ancien président de région Daniel Percheron décrète un moratoire pour arrêter les bulldozers. Nous sommes alors en 2008 dans une logique de gestion morcelée. Reconnaissons que le bailleur Maisons & Cités (ex-Soginorpa), détenteur de 90 % de ce parc en toile d’araignée, n’a pas la tâche facile. Comptez entre 60 000 et 120 000 euros de travaux pour rénover un seul logement.

La cité des Electriciens, grand site de mémoire. Cette décision unilatérale de la région va paradoxalement permettre de ramener tout le monde autour de la table et de croiser le travail de recensement patrimonial opéré dans l’optique Unesco avec le plan du bailleur. Des études sont lancées en 2010 qui aboutissent à la désignation de cinq cités pilotes : Taffin à Vieux-Condé, Thiers à Bruay-sur-l’Escaut, Lemay-Saint-Marie à Pecquencourt, Bruno à Dourges et les Electriciens à Bruay-la-Buissière. Ces cinq cités font aujourd’hui l’objet d’un plan d’investissement de 78 millions d’euros, dont la moitié est consacrée aux espaces publics et aux équipements.

Devenu entre-temps grand site de mémoire, le coron de Bruay-la-Buissière est actuellement transformé par Philippe Prost en Centre d’interprétation des paysages et de l’habitat minier. Parallèlement, l’habitat social horizontal a été pour la première fois pris en considération par la politique de la ville. La cité du 12-14, à Lens, figure dans le nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) 2014-2020. « Il faut bien comprendre qu’on n’est pas parti de zéro mais de moins dix », souligne Raphaël Alessandri, directeur d’études à la Mission bassin minier. Avec le plan de rénovation de l’habitat lancé par Manuel Valls, il s’agit désormais de passer d’une logique de mise aux normes à une stratégie. L’enjeu : fabriquer sur des fondations du XIXe siècle le logement du XXIe siècle.

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Les réserves du Louvre en 2019

La région Hauts-de-France financera bien l’implantation du pôle de conservation du musée du Louvre sur une parcelle de 40 000 m2 située à Liévin, dans le prolongement immédiat du parc du Louvre-Lens. Son président Xavier Bertrand (LR) a confirmé l’engagement pris par son prédécesseur Daniel Percheron. Ce projet à 60 millions d’euros (dont 35 millions d’euros de travaux) n’aurait pu aboutir sans ce soutien à hauteur de 49 %, le Louvre prenant à sa charge les 51 % restants.

Bâtiment de 20 000 m2. C’est le Britannique Richard Rogers, prix Pritzker 2007, dont l’agence RSHP a réalisé la nouvelle aile et les réserves du British Museum, qui a été désigné maître d’œuvre après un concours ayant suscité pas moins de 173 candidatures. RSHP est associée sur cette opération à Mutabilis Paysage. « Le paysage est le socle du projet, explique le mandataire. Nous nous sommes fondus dans les principes de Michel Desvigne (lire ci-dessous) . » Légèrement incliné et d’emprise triangulaire, le bâtiment de 20 000 m2 (dont 9 950 m2 de stockage) s’insérera dans l’arc vert d’Euralens, le prolongera même par son toit-prairie.

Le permis de construire sera déposé cette année. La livraison est envisagée pour la fin 2018, début 2019. Quelque 250 000 pièces du Louvre pourront alors migrer de la capitale vers le Pas-de-Calais, où elles seront pour la première fois réunies en un lieu unique et sûr. « Nous avons choisi ce site parce qu’il permettait de répondre précisément à un programme basé sur la complémentarité et l’accessibilité », indique Jean-Luc Martinez, président-directeur de l’établissement public du musée du Louvre.

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Une Chaîne des parcs se dessine

Du haut de ces pyramides noires, un siècle d’extraction du charbon vous contemple, mais la nature reprend ses droits. Entre les terrils végétalisés classés récemment « Grand Site de France », les cavaliers (les anciennes voies ferrées) sont devenus des cheminements. Le paysagiste Michel Desvigne, maître d’œuvre du plan directeur Euralens Centralité, voit dans ce décor unique « un archipel vert », qui a fait germer dans son esprit l’idée d’une Chaîne des parcs. Le concept : s’appuyer sur la trame verte et bleue du bassin minier pour relier entre eux par une boucle de 60 km sept parcs d’une moyenne de 300 ha, identifiés dans le périmètre des communautés d’agglomération de Lens-Liévin, Hénin-Carvin et Béthune-Bruay. A cette échelle, le bassin minier devient un seul grand parc avec des espaces plus facilement repérables et appropriables, pour des activités touristiques, sportives et de loisirs.

Schéma stratégique. Défendue par Euralens, la Chaîne des parcs fait aujourd’hui l’objet d’un schéma stratégique, défini après appel d’offres par un groupement dont le mandataire est… Michel Desvigne. Et deux maîtres d’œuvre ont été désignés pour l’aménagement de deux premiers parcs : Michel Desvigne pour le parc Centralité autour de Lens et l’Atelier Nervures pour le parc Souchez Aval. La désignation des entreprises devrait intervenir dès mars, car il y a des crédits européens Feder à décrocher. La cohérence paysagère, environnementale, écologique et programmatique du bassin minier est en marche.

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Un potentiel à exploiter

120 kilomètres d’un bout à l’autre du bassin minier.

1,2 million d’habitants sur l’ensemble du bassin.

7 EPCI représentant plus de 160 communes.

220 000 mineurs au plus fort de l’activité en 1947.

543 cités minières représentant plus de 70 000 logements.

4 000 hectares de paysages entrant dans le périmètre de l’Unesco.

353 éléments inscrits sur la liste du patrimoine mondial.

24 000 logements inscrits sur la liste du patrimoine mondial.

18 000 hectares de zone tampon autour du périmètre Unesco.

400 000 visiteurs chaque année au musée du Louvre-Lens.

60 % de la population estime que le bassin minier bénéficie d’une nouvelle dynamique, porteuse d’espoir.

700 millions d’euros d’investissements publics autour de Lens depuis 2009.

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