Régions marseille

Le stade Vélodrome engage sa mutation

Sept mois à peine après la signature du contrat de partenariat entre la Ville de Marseille et la société Arema, les équipes de GFC Construction, mandataire du groupement réalisateur du projet, ont lancé les travaux de modernisation-extension du stade Vélodrome.

Le chantier, dans le cadre d’un contrat global de 267 millions d’euros (rénovation du Vélodrome et du stade Delort mitoyen, entretien, maintenance et exploitation de l’équipement durant 35 ans), « pèse » 200 millions d’euros HT. Divisé en quatre phases, il a débuté par la restructuration du virage nord (portant sur les accès, via l’amorce d’un vaste parvis qui ceinturera à plus de 15 m de hauteur l’enceinte pour gérer les flux de spectateurs) et la démolition de la partie haute de la tribune Ganay.

Chantier en site occupé

Suivront la restructuration et la couverture de la tribune Ganay (automne 2011-printemps 2012), la pose des charpente et couverture des virages nord et sud (été 2012), la démolition de la tribune Jean-Bouin, sa reconstruction et sa couverture (automne 2012-été 2014). « La difficulté principale de l’opération est qu’elle se développe en site occupé avec la nécessité de maintenir, deux fois par mois, une jauge minimale de 40 000 places, d’où la gestion rigoureuse des accès, du stockage et plus largement de la sécurité de l’équipement qu’il va falloir assurer », souligne Arnauld Manzonni, directeur des travaux de gros œuvre et de clos couvert de GFC Construction. Il va piloter en binôme, avec Jean Bernard Louis, directeur de travaux corps d’état architecturaux et techniques, ce chantier qui pourrait mobiliser plus de 500 personnes. L’opération, avec son programme immobilier d’accompagnement (chantier début 2012), sera supervisée par un directeur de projet, Jean-Yves Schweitzer.
Estimées à un cinquième du coût des travaux, la fabrication et la pose de la charpente métallique de couverture (5 000 t) et son habillage sur 60 000 m² avec une membrane Teflon « PTFE » seront l’un des défis techniques majeurs de l’opération. « Dans la mesure où les travaux sont phasés, cette structure tridimensionnelle devra être autostable par secteurs, ce qui a rarement été réalisé pour un ouvrage de cette importance », note l’architecte Didier Rogeon qui, avec Scau Architectes et plusieurs bureaux d’études, assure la maîtrise d’œuvre du projet. La solution sera d’installer quatre mégapoteaux dans chaque « faille » du stade et un montage de la charpente à partir de ceux-ci, au niveau de la jupe (haute de 18 à 23 m) qui ceinture la couverture puis de la toiture. « Pour réaliser cet assemblage, des grues à chenille de 400 à 700 t seront utilisées », précise Arnauld Manzonni.
Pour mener à bien ce chantier de trois ans, GFC Construction, entreprise générale, et ses équipes de compagnons se chargeront de la partie « béton » du projet. Le reste, dont la charpente métallique, la couverture en membrane et les lots techniques (plomberie, électricité, etc.), sera sous-traité (attribution cet été) au profit d’entreprises internationales spécialisées, de filiales de Bouygues Construction et de PME locales.

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