Architecture Maison individuelle

Le retour de l’hypocauste

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Maison individuelle

Dans la Sarthe, Jesús Castellanos a repris l’idée de l’hypocauste en 2003, en construisant sa propre maison. Depuis, ce maçon compte près de 25 références avec ce mode de chauffage. Mis au point par les Romains pour leurs thermes et villas, le système repose sur la circulation d’air chaud dans la structure de fondation d’une construction. En maison individuelle, la dalle est surmontée d’un labyrinthe en briques de 20 cm de hauteur, posé sur chant et fermé par des bardeaux, puis d’une chape.

La chaleur peut être fournie par des capteurs solaires aérauliques, un insert bois, une pompe à chaleur air-air ou, même, un radiateur électrique. Le flux d’air est entraîné par un ventilateur vers les conduits. L’intérêt de cette solution réside dans sa simplicité et l’exploitation de l’inertie des matériaux. La dalle de 30 à 45 t accumule l’énergie jusqu’à 50 kWh avec une très faible différence de température avec l’air ambiant. Comment passer l’hypocauste sous les fourches caudines de la RT 2012 ? Avec un chauffage par poêle à bois et la pose de radiateurs électriques dans les chambres – qui ne fonctionneront jamais -, la question paraît entendue. Restait la décennale : l’assurance accepte d’assimiler le labyrinthe… à un vide sanitaire chauffé.

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