Régions Grenoble

Le projet des Portes du Vercors ne craint pas l’eau

Mots clés : Artisanat

47 244 salariés dans l’artisanat du bâtiment dans le Rhône au deuxième trimestre 2017, en hausse de 2,4 % sur un an.

268,6 M€ Montant des crédits de paiement d’investissement du Sytral (réseau TCL, Cars du Rhône, Optibus, etc.) pour 2018.

+ 23,4 % Augmentation des constructions neuves de locaux en Auvergne-Rhône-Alpes sur un an, à fin octobre 2017.

A l’horizon 2042, les communes de Sassenage et de Fontaine, dans l’agglomération grenobloise, accueilleront sur une partie de leur territoire le nouveau quartier des Portes du Vercors, sur un périmètre de 100 hectares. Estimé à 100 M€ TTC, ce projet de ZAC associera la construction d’environ 2 500 logements à une diversité d’activités économiques et de loisirs. Le tout sera agencé autour d’espaces publics paysagers sur un tiers du site. Une nouvelle allée métropolitaine sera par ailleurs construite en parallèle des rues de l’Argentière et du Colonel-Manhes, pour desservir les futurs îlots. « Le but est de créer une vraie dynamique au niveau de la presqu’île et de Saint-Martin-le-Vinoux, ainsi qu’une cohérence au sein du secteur nord-ouest de notre territoire », précise Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes-Métropole.

Zone inondable constructible. Une première phase de réalisation est envisagée de 2018 à 2030, sur 31 hectares, avec la création de 1 600 logements, d’un pôle de loisirs de 9 000 m2 à Fontaine, et d’espaces publics. La maîtrise d’ouvrage en concession d’aménagement sera assurée par Isère Aménagement, et l’équipe de maîtrise d’œuvre aura pour architecte en chef l’atelier Marniquet-Audoin. La dimension hydraulique constitue l’ossature de ce projet situé en zone inondable constructible. Entre le Drac (un affluent de l’Isère) et les pentes du massif du Vercors, les risques d’inondation du site sont multifactoriels : débordement de la Petite Saône et du ruisseau des Sables, refoulement par les réseaux, ruissellement du bassin versant, remontée de nappes. L’opération doit également prendre en compte l’aléa de rupture de la digue du Drac, conformément à la directive Inondation.

La philosophie du programme consiste à « utiliser » les ouvrages hydrauliques mis en œuvre pour répondre aux objectifs de résilience, au profit d’une « trame verte et bleue ». Une noue de rétention paysagère sera ainsi réalisée en amont à Fontaine, ainsi qu’un large bassin de rétention le long de la future allée métropolitaine. En cas de défaillance de la digue du Drac, ces infrastructures serviront de couloirs d’écoulement préférentiel. Les lits du ruisseau des Sables et de la Petite Saône seront également élargis par endroits. Cette dernière sera remise à l’air libre sur une partie de son cours, et ses abords aménagés en parc naturel urbain. Enfin, des principes architecturaux sont mis en œuvre : implantation des constructions en fonction des hauteurs d’eau en cas d’inondation, bâtiments surélevés dont certains sur pilotis. Inscrite dans la démarche EcoCité grenobloise, l’opération a été distinguée cette année par le jury du Grand Prix d’aménagement 2016 « Comment mieux bâtir en terrains inondables constructibles », qui lui a décerné son Repère d’or.

Nouvelles cartes d’aléas. La première phase de réalisation est soumise à l’appréciation de l’Etat quant à la mise en compatibilité des deux PLU communaux au regard de la loi sur l’eau, des espèces protégées, et de la bonne prise en compte des risques d’inondation. Une enquête publique réalisée au printemps faisait part de l’inquiétude des habitants vis-à-vis des risques d’inondation. Le dossier va être à nouveau soumis à l’instruction, sur la base de nouvelles cartes d’aléas produites par les services de l’Etat d’ici à la fin de l’année.

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