Régions Bordeaux Métropole

Le programme « 50 000 logements » s’étoffe

Mots clés : Administrations, banques, bureaux ouverts au public - Bâtiment d’habitation individuel - Etat et collectivités locales - Urbanisme - aménagement urbain

10 actes de préemption pris en 2016 par la préfecture de Gironde dans des communes carencées au titre de la loi SRU.

2 haltes ferroviaires de Charente-Maritime (Aigrefeuille-Le Thou et La Jarrie) ont rouvert.

200 M€ Budget d’investissement envisagé par le département de l’Hérault pour 2017, sur un budget total de 1 386 M€.

Le cinquième projet du programme « 50 000 logements autour des transports collectifs », mené par la métropole de Bordeaux, est lancé. La pose de la première pierre de l’opération Mérignac Langevin, le 13 janvier, confirme le bon déroulement de ce programme, dont la réflexion a été amorcée en 2010. Sa maîtrise d’ouvrage a été confiée à Crédit Agricole Immobilier et au bailleur social Logement Français –via sa filiale girondine Logis Atlantique – et la maîtrise d’œuvre à l’architecte Philippe Gazeau. Quatre autres projets ont déjà été lancés : Bassens Cité de la gare, Le Bouscat Libération, Pessac Cité des métiers et Bordeaux Résidence du Lac. Avec Mérignac Langevin, cela représente 900 logements en chantier. Au total, 10 000 logements vont démarrer ou être livrés dans les cinq ans.

« Eviter l’étalement urbain. » L’objectif de la collectivité est de proposer une offre proche du centre-ville et des transports en commun à un prix d’achat inférieur au marché. « Il est nécessaire de rassembler autour des axes pour éviter l’étalement urbain et de mettre sur le marché des logements compatibles avec les revenus réels, déclare Jacques Mangon, vice-président de Bordeaux Métropole en charge de la stratégie foncière. A terme, nous allons peser sur le marché et faire effet de levier. » Pour l’élu, ainsi que pour la Fab, la société publique locale chargée de mettre en œuvre le programme, le contrat est, pour l’heure, rempli. « Il est possible de faire du logement abordable sur la métropole », déclare Jérôme Goze, directeur de la Fab. Le foncier est vendu moins cher, les coûts de conception-réalisation sont réduits, et la métropole retient le projet qui fait la meilleure proposition en termes de charges foncières. « Mais nous ne baissons pas la garde sur la qualité architecturale », précise Jérôme Goze.

Mérignac Langevin est une des meilleures représentations de ce mécanisme, car la métropole était propriétaire du terrain. Une opportunité pour Logis Atlantique, selon son président du directoire, Jean-Louis Videau : « Le prix nous permet d’accéder à du foncier et de réaliser une opération significative en maîtrise d’ouvrage directe. » Même satisfaction pour Crédit Agricole Immobilier : « C’est une manière de participer à l’intérêt général, de ne pas entrer dans le jeu de l’augmentation des prix du marché, d’être un acteur responsable », commente Frédéric Dandieu, directeur régional de Crédit Agricole Immobilier Promotion. Grâce au prix maîtrisé du foncier, le promoteur a pu commercialiser des logements abordables à 2 600 euros par m2 et des logements libres à 3 400 euros par m2 . « L’exercice n’est pas facile », commente-t-il.

Sur les 50 000 logements prévus à l’horizon 2030, un tiers sera en accession à la propriété, dont 5 à 10 % vendus à 2 550 euros par m2 , contre un prix de marché à 3 800 euros, en moyenne. A Mérignac, où le programme démarre sur le terrain de l’ancien collège Langevin, 198 logements vont être construits, dont 73 en locatif social, 23 en accession sociale, 26 en accession abordable et 46 en accession libre. Livraison prévue en 2018.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X