Régions

Le préfet annonce une remise en ordre du littoral

Mots clés : Aménagement du littoral - Collectivités locales - Domaine public

Les architectes pourraient être sollicités pour concevoir des installations à caractère commercial en bord de mer, qui soient pliables, démontables et prévoyant une fosse septique ou un raccord au tout à l’égout éventuel.

C’est un des voeux du préfet Bernard Bonnet, qui espère obtenir la collaboration du CAUE de Corse-du-Sud, pour résoudre le problème des autorisations temporaires d’occupation du domaine public maritime dans ce département.

Dans l’attente de l’élaboration du schéma régional d’aménagement, par la collectivité territoriale de Corse, Bernard Bonnet ne s’oppose pas à « l’établissement des paillotes, respectant la loi, avec une occupation limitée dans le temps, tenant compte des normes sanitaires et avec le souci d’une intégration dans le paysage ».

Depuis son entrée en fonction en février 1998, le préfet a engagé de nombreuses procédures pour faire respecter la loi Littoral. Sous la houlette de la direction régionale de l’Equipement, le recensement des occupations de la bande des cent mètres, achevé à l’automne 1998, relève en Corse-du-Sud 400 cas d’infractions, dont près de 100 concernent des constructions assez importantes.

En Haute-Corse, les cas d’infractions sont moins nombreux et pour la plupart, les remises en état ont été opérées. Des dispositions sont prises par l’Etat pour veiller à une meilleure application de la loi, notamment sur les 600 km de littoral du sud.

Certains exploitants ou propriétaires d’habitations, déjà sous le coup d’une décision de justice non exécutée, sont sommés de démolir escaliers, barges, abris de bateaux, paillotes etc., établis illégalement et sans jamais aucun règlement de redevance. Ils débutent ces travaux dans la majeure partie des cas au début de 1999.

Avant l’été, le Génie devrait opérer sur une dizaine d’actions prioritaires, lorsque les propriétaires sont réfractaires ou introuvables et que la construction présente un caractère dangereux, ou interdit l’accès au domaine public.

PHOTO : La remise en ordre du littoral est loin d’être achevée : sur 1 000 km de côtes, la Corse compte moins de 100 km qui soient délimités dans le domaine public maritime.

ENCADRE

Treize démolitions programmées

La préfecture a initié le 1er mars une série d’opérations de remise en état du domaine public maritime (DPM) en application de décisions de justice. Elles visent des appropriations privatives du DPM (ports privés, débarcadères, bétonnages de rochers, paillotes).

Onze démolitions seront réalisées par des engins militaires du Génie, arrivés du continent samedi 27 février. Le calendrier exact et la nature des démolitions n’ont pas été communiqués.

Deux autres opérations seront laissées à la charge d’entreprises privées. Elles concernent l’enlèvement d’une barge ensablée sur la plage de Pietrosella (Corse-du-Sud) et la démolition à Ajaccio d’un restaurant situé sur le front de mer, partiellement emporté par des tempêtes hivernales.

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