Ca fait debat

Le pouvoir de dire « Non ! »

Mots clés : Artisanat - Réglementation

Difficile à quantifier, le refus de chantier existe : clients pénibles, appels d’offres publics dissuasifs…

Cependant, les artisans doivent maîtriser leur choix.

Après des années de disette, est-il bien raisonnable de refuser un chantier ? « Il est vrai qu’avec la reprise certains artisans se permettent de refuser des chantiers jugés trop complexes ou difficile à gérer en termes de relations humaines », admet Pascal Christol, responsable du service économique à la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) de l’Hérault.

De nombreuses raisons

Si ce cas de figure n’est pas quantifiable, il existe bel et bien, à en coire Amé-lia Oliveira, consultante en stratégie financière chez Bati’Sphère. « Le refus de chantier est un phénomène réel mais inavoué, explique-t-e l l e. C’est le cas, par exemple, avec les clients qui pinaillent tellement que l’artisan préfère grossir le devis démesurément pour ne pas être choisi ! »

« Les artisans ne doivent pas hésiter à demander un acompte à leurs clients. » Pascal Christol, responsable du service économique de la Capeb de l’Hérault

Les raisons, nombreuses varient selon la nature des maîtres d’ouvrage, au premier rang duquel figure le client particulier. L’artisan peut hésiter à se lancer si le montant des travaux est jugé trop faible. « Le petit chantier constitue souvent une loterie et on observe la mise en place de forfaits de base », admet Amélia Oliveira. De même, les chantiers en centre-ville cumulent les handicaps : difficulté d’accès et de parking, tarifs de stationne ment en constante augmentation… « Certains ne veulent plus travailler dans les centres-villes, confirme Pascal Christol. À moins...

Vous lisez un article de la revue MEI n° 5962 du 31/01/2018
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