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Le port de Calais continue à investir

Mots clés : Concurrence - Travail

-Grâce à deux milliards d’investissement depuis 1984, le port de Calais a réussi à faire face à la concurrence du tunnel, contrairement à ses voisins.

La chambre de commerce de Calais, concessionnaire du port, a lancé au printemps dernier la restructuration des accès aux ferries par la réalisation d’un système de chaussées dénivelées sur le terminal.

Ces nouvelles infrastructures permettront de séparer les trafics véhicules « départ » et « arrivée », le trafic « arrivée » s’effectuant sur les chaussées supérieures. L’ensemble du projet, conçu par l’architecte-urbaniste lillois Yves Lepère, épaulé par le service maritime de Calais, maître d’oeuvre d’exécution, implique la réalisation d’une quarantaine d’ouvrages d’art. Le projet dans sa globalité coûtera 272 millions de francs. Les fondations ont été effectuées par Solétanche. Le marché de la réalisation et de la pose des chaussées (130 millions de francs) a été confié à un groupement Norpac/Spie-Citra/Eiffage (Thélu). Viendra, par la suite, la restructuration des terre-pleins.

L’achèvement des travaux est prévu pour le printemps 1998. Avec ces travaux, le total des investissements réalisés et supportés financièrement par le port de Calais depuis 1984 pour se doter des équipements aptes à faire face à la concurrence du tunnel sous la Manche s’élève à plus de 2 milliards de francs. Le pari semble gagné.

En 1996, le trafic ferries a retrouvé le volume de passagers atteint en 1994 (18 millions), soit avant l’ouverture du tunnel sous la Manche. Et les six premiers mois de 1997 montrent une forte hausse, mais due en partie à l’incendie du tunnel. En fait, il semble que la part de marché du tunnel se stabilise à un tiers du trafic passagers – trafic qui ne cesse de croître, globalement -, mais à 45 % du trafic fret.

Juillet 1999 : la fin du «duty-free» ?

En revanche les trafics ferries de Boulogne, Dunkerque, Ostende et Zeebrugge se sont effondrés. Avec ses quatre postes de jumboferries, ses deux postes de ferries classiques et ses deux postes de fast-ferries, le port de Calais a été le seul à résister, non sans inquiétude. En effet, une menace forte pèse sur l’attractivité des passages ferries : la disparition, envisagée par l’administration européenne, du « duty-free » à l’échéance de juillet 1999.

Cependant, rien n’est encore décidé. Et d’autres investissements, moins importants que ceux de la dernière décennie, seront réalisés l’an prochain : le bâtiment central du terminal va être rénové, et la zone fret va être, elle aussi, restructurée.

PHOTO : Les nouvelles infrastructures permettront de séparer le trafic départ et arrivée.

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