Edito

Le père Noël et son élan

C’est une tradition bien établie. En fin d’année, chacun s’estime en droit de dresser une liste de ses vœux les plus chers. Lees professionnels de la construction ne font pas exception. Maîtres d’ouvrage publics et privés, entreprises, maîtres d’œuvre… chacun recense ses souhaits. Résultat : les attentes des uns et les rêves des autres divergent du tout au tout.

Les bailleurs sociaux aimeraient s’exonérer du concours ? Les architectes y restent farouchement attachés. Les promoteurs exhortent les pouvoirs publics à mettre le turbo sur les zones tendues ? Les CMistes regrettent l’abandon des zones rurales et périurbaines. Même au sein du monde HLM, ESH et OPH se disputent à propos des APL !

Contraint par le père Fouettard de Bercy, le gouvernement devra souvent dire non.

Destinataire de ces courriers inconciliables, le gouvernement doit arbitrer. Et faire des déçus. « Je ne suis pas le père Noël, prévient Jacques Mézard. Nous ne dirons pas oui à tout. » Contraint par le père Fouettard de Bercy, il devra même souvent dire non.

Reste le cap gouvernemental : « Construire plus, mieux et moins cher. » Un objectif susceptible de rassembler toute la filière. Pour aplanir les divergences, une « conférence de consensus » est même organisée dans le cadre de l’élaboration de la loi Logement, devenue loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et de la transition numérique, baptisée « Elan ». Un cervidé qui ne doit pas être confondu avec le renne. Définitivement, Jacques Mézard n’est pas le père Noël.

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