Autres Michel Péna, paysagiste, président de la FFP

« Le paysagiste est face à des enjeux considérables »

Mots clés : Aménagement paysager - Architecte - Architecture - Collectivités locales - Démarche environnementale - Développement durable - Maîtrise d'œuvre

Mieux communiquer, décloisonner les métiers, impliquer les pouvoirs publics dans une politique paysagère européenne commune. Avant les Assises de Strasbourg, Michel Péna nous livre ses ambitions de président de la FFP fraîchement élu.

La Fédération

Pour quelles raisons avez-vous accepté la présidence de la FFP ?

Je suis assez syndicaliste dans l’âme. Je pense qu’il faut être groupé et avoir des actions communes pour être efficace. Ce qui m’a plu également c’est que la FFP a plus vocation à défendre une certaine idée du paysage qu’à agir comme un syndicat professionnel.

Quelle est sa situation actuelle ?

Elle regroupe environ 500 membres sur les 2 500 paysagistes en activité en France. C’est bien, mais je veux qu’il y en ait beaucoup plus qui adhèrent. Mais c’est difficile car les paysagistes ont beaucoup de travail et sont peu disponibles pour ce type d’engagement.

Peut-être n’y voient-ils pas les avantages. À quoi sert la FFP ?

Ses actions sont en effet trop peu visibles ! Les « pionniers » ont tellement travaillé, qu’ils ont oublié d’en parler. Nous devons communiquer plus car nous sommes actifs. Nous avons par exemple organisé au Pavillon de l’Arsenal à Paris une série d’expos, « Expériences de paysage », parcourant cinquante ans de paysage. Nous travaillons sur la mise en place de conseils et d’assistance juridiques avec des avocats car nous avons de plus en plus de contentieux. La FFP doit apporter de véritables services. Nous voulons finaliser un référentiel de bonnes pratiques qui sera signé avec l’AFNOR aux Assises de Strasbourg. Nous devons « asseoir » notre profession et lui assurer une meilleure visibilité. Nous allons aider les jeunes qui s’installent – et qui doivent naturellement venir à la FFP – tant en termes culturels qu’opérationnels.

La filière

Quelles sont vos relations avec les autres professionnels du paysage ?

Mon souci, c’est l’ouverture. Ma problématique, ce n’est pas la défense du titre, c’est de démontrer que ce titre a une existence, une compétence, une consistance. Pour cela, il faut s’ouvrir à la maîtrise d’ouvrage et aux autres métiers de la filière. Nous y travaillons avec Thibaud Beauté de l’AFDJEVP et Cathy Biass-Morin de l’AITF. Nous devons aussi repenser la loi MOP. On ne doit plus être rémunéré uniquement sur la « consommation ». Contrairement à l’architecte, le paysagiste travaille sur du vivant. Sa mission doit être étendue dans le temps.

Tout cela passe par des actions communes.

Ma première décision a été d’adhérer à Val’hor, ce qui, entre parenthèses, a créé une belle polémique à la FFP ! Pourtant, le végétal fait partie de notre environnement et de notre métier. Il faut...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 323 du 05/10/2009
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