Architecture Modélisation

Le nuage de points prend du volume

Moins chers et plus performants, les scanners laser 3D se démocratisent. Leur usage modifie les habitudes de travail sur les chantiers.

« Il y a quelques années, utiliser un scanner laser 3D pour réaliser un nuage de points était exceptionnel. Aujourd’hui, dès qu’il y a un doute sur un chantier, nous y avons recours », constate Vincent Blattner, chargé d’études techniques au bureau d’études Atèn. Progrès technologiques et baisse des prix ont largement contribué à démocratiser ces appareils. Leurs performances se mesurent selon quatre critères. Leur portée, qui va de quelques mètres à 1 kilomètre. Leur vitesse d’acquisition des données, passée de 60 points par seconde au début des années 2000 à 1 million de points par seconde aujourd’hui. Leur précision, au millimètre près. Et, enfin, les fonctionnalités qu’ils embarquent.

Cibler ses besoins. Les prix, quant à eux, ont presque été divisés par deux pour des technologies équivalentes, sachant qu’un scanner laser coûtait dans les 100 000 euros il y a vingt ans. Le modèle d’entrée de gamme chez Leica Geosystems est à 16 000 euros, tandis que l’appareil le plus perfectionné et le plus récent coûte 90 000 euros. Le choix de l’outil utilisé dépend des applications finales. « Si les données acquises par le scanner laser 3D sont traitées par des logiciels de plus en plus performants, il est important de définir leur usage dès le départ afin d’éviter d’être surchargé d’éléments inutiles », met en garde Benjamin Outrey, spécialiste des solutions 3D chez Leica Geosystems.

Ainsi, pour Vincent Blattner, il n’est pas nécessaire de modéliser tout le nuage de points en Building Information...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5960 du 26/01/2018
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