Régions Limousin

«Le non-allotissement dessert les locaux»

Grosses tensions pour les entreprises régionales de travaux publics.

En Limousin, les entreprises de TP sont dans une situation très difficile. Quels sont les principaux points de tension ?

Sur la RN141, entre Limoges et Saint-Junien, ce chantier de 8 km – d’un montant de 10 millions d’euros pour la partie terrassement – va échapper complètement aux entreprises de la région. C’était le dernier grand chantier de l’État dans le département. Le non-allotissement d’un tel marché conduit les entreprises à faire appel aux équipes grands travaux, souvent basées en dehors du Limousin. Cela ne profite pas du tout aux entreprises et aux salariés locaux. Cette politique menée par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) est d’autant plus regrettable que les collectivités allotissent tous leurs marchés, comme l’agglomération de Limoges Métropole pour le centre aquatique. Nous espérons que pour la voie de liaison nord, à Limoges, ce sera pareil…

Il y a aussi le projet de LGV entre Limoges et Poitiers…

Faute de financement, le dossier n’avance pas, malgré le soutien de l’association de promotion du TGV présidée par Jean-Pierre Limousin et des élus locaux.
Ce projet est indispensable pour l’avenir de la région. Pour les entreprises de travaux publics, cela correspond à 1 800 emplois directs sur un total de 9 000 générés par ce chantier !

Quelle est la conjoncture dans la région en cette fin d’année ?

Les entreprises viennent de passer quatre semaines sans appel d’offres. Depuis le début de l’année, le chiffre d’affaires des entreprises s’est tendu, les carnets de commandes sont plus courts. Il n’y a pas eu de grosses vagues de licenciements, mais de nombreux départs n’ont pas été remplacés. Il y a aussi une migration vers les régions voisines. Sur les 3 000 salariés « travaux publics » du Limousin, 350 travaillent aujourd’hui en dehors de la région. La bonne nouvelle, c’est la création probable de l’agence de financement des collectivités locales. Mais aucun prêt ne sera délivré avant la fin 2012. Il est donc urgent qu’une solution d’attente soit mise en place, afin d’éviter un nouveau creux d’activité qui serait fatal à de nombreuses entreprises.

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