Négoce

Le négoce exhorte les fournisseurs à la modération sur les prix

Mots clés : Distribution

Alors que la conjoncture dans le bâtiment s’améliore, les prix des matériaux repartent à la hausse. Pour quelles raisons ? Quel sera le niveau moyen de l’inflation en 2018 ?

Quel univers métiers en subira l’impact le plus important ? Décryptage et réponses.

Depuis 2009, à chaque round de négociations commerciales, c’était toujours la même ritournelle : « morosité du marché, incertitude et inquiétude sur l’avenir, volonté des fournisseurs d’augmenter leur prix afin de retrouver une rentabilité écornée, renâclement des négociants à l’appliquer en raison de l’état de la trésorerie des artisans et de l’allongement des encours clients, érosion des prix. » Mais les temps changent, les couplets aussi : le bâtiment se porte mieux. De mieux en mieux même, selon le bilan dressé par la Fédération française du bâtiment (FFB), lors d’une conférence le 19 décembre 2017 à Paris. « Après huit années de crise et le retournement de 2016, la croissance s’est nettement accélérée en 2017, avec une hausse de 4,8 % de l’activité et un redressement concomitant de l’emploi », s’est félicité Jacques Chanut, son président.

Valse des étiquettes . Sabine Basili, vice-présidente de la Capeb en charge des affaires économiques, renchérit : « La reprise observée dans le neuf en 2016 s’est largement confirmée en 2017, avec une croissance annuelle de 2,5 % de l’activité globale des artisans du bâtiment. Dans le neuf, l’activité grimpe à 5 %. Dans l’ancien, elle conserve un rythme de progression de 1 %depuis six trimestres. Quant aux travaux d’amélioration de performance énergétique du logement, ils restent très dynamiques, à + 2,5 % par an, son plus haut niveau depuis 2011. » Bref, l’horizon est ouvert.

Pourtant, une ombre vient obscurcir le tableau : la valse des étiquettes. « Ciment, verre, isolation… Les prix de presque tous les produits augmentent », s’alarme Jacques Chanut. Et d’avancer une fourchette de hausse de 2,5 à 8-10 %.

Réajustement violent.

Plusieurs causes expliquent ces majorations. Les cours des matières premières s’envolent en raison de la demande forte de l’Asie, particulièrement en Chine, mais aussi de la spéculation. C’est le cas sur le bois, notamment le chêne brut, mais surtout les métaux. « Après des années de baisse, le réajustement a été assez brutal en 2017 », constate Olivier Daussy, président des Établissements Daussy Frères, spécialiste de la construction métallique. Pour Olivier Lafort, directeur du marketing et de la communication d’Imerys Toiture, « si le prix du pétrole n’a progressé que de 10...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 439 du 19/02/2018
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