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Le Moniteur à Strasbourg

Mots clés : Démarche environnementale - Développement durable - Information - communication - événementiel - Services urbains - Transport collectif urbain

« L’axe rhénan est en panne », s’est écrié Claude Danner, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bas-Rhin, lors de la réunion-débat organisée par « Le Moniteur » le 11 décembre à Strasbourg. Radical – et peut-être excessif – ce diagnostic n’en exprime pas moins une inquiétude manifestée des deux côtés du Rhin : « La concurrence des autres régions menace notre statut de carrefour de l’Europe. C’est pourquoi la dernière conférence du Rhin supérieur a adopté une résolution contre le projet cadre des ministres des transports de l’Union, qui ne tient pas compte de l’importance centrale du fossé rhénan », a indiqué Conrad Schroeder, Regierungspräsident de Fribourg (représentant de l’Etat fédéral dans ce secteur du Bade-Wurtemberg).

La coopération transfrontalière dans les infrastructures de transport constitue l’une des réponses des collectivités et administrations du Rhin supérieur, pour défendre leurs positions. « Saint-Louis a existé par la diligence, puis par le chemin de fer. Depuis 1949, la ville s’est développée grâce à son aéroport binational », rappelle Jean Ueberschlag, député-maire de la ville du sud de l’Alsace.

Mais les fruits de cette coopération mûrissent lentement, tandis que les sources de dissensions restent vivaces : « L’aéroport de Bâle Mulhouse représente l’exemple de ce qu’il faut faire. En revanche, la plate-forme de Söllingen, développée sans concertation dans le Bade-Würtemberg, donne la mesure de ce qui reste à faire », analyse le préfet de région Patrice Magnier. Les contraintes financières et environnementales constituent, selon lui, un obstacle nouveau sur la voie de la coopération.

« Ne parlons pas de contraintes, mais de données environnementales à prendre en compte dans les projets d’infrastructures, qui doivent respecter des objectifs de développement et d’emplois durables ». Cette position défendue à l’échelle du Rhin supérieur par Andrée Buchmann, vice-présidente verte du conseil régional, s’applique déjà à la construction de l’agglomération transfrontalière Strasbourg-Kehl : « Le tout-automobile est derrière nous », annonce Roland Ries. Le maire et président de la communauté urbaine de Strasbourg espère intégrer la ligne de tramway vers Kehl dans la programmation de l’agglomération à l’horizon 2010.

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Laurent Miguet, représentant du « Moniteur » en Alsace animait la première réunion-débat organisée par notre journal dans la région. A sa gauche, Roland Ries, maire de Strasbourg, et Jean Ueberschlag, député-maire de Saint-Louis.

A la tribune, de g. à dr. : Andrée Buchmann, vice-présidente du conseil régional d’Alsace ; Conrad Schroeder, Regierungspräsident – représentant de l’Etat fédéral – à Fribourg (Bade-Wûrtemberg) ; Patrice Magnier, préfet de région et du Bas-Rhin ; Laurent Miguet, « Le Moniteur » ; Roland Ries, maire de Strasbourg et président de la communauté urbaine.

Jean Ueberschlag, député-maire de Saint-Louis avec Claude Danner, président de la chambre de commerce et d’industrie du Bas-Rhin.

Guy Rohé, président de la fédération des TP d’Alsace.

Albert Dubler, architecte à Strasbourg.

Après la discussion, de g. à dr., Andrée Buchmann, Jean Coussirou (« Le Moniteur »), Jean Ueberschlag, Conrad Schroeder. Pendant le cocktail, Patrick Gattegno, directeur général d’Est Infra (à g.), avec Georges Lingenheld, P-DG de Lingenheld et président des TP du Bas-Rhin.

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