Enjeux Matériel de chantier

Le marché veut rester au sommet

Mots clés : Entreprise du BTP - Matériel - Equipement de chantier

La reprise aidant, les entreprises du BTP renouvellent leur matériel. Priorité à la compacité, à la sobriété énergétique et à l’optimisation du parc.

Cette fois, les sourires sont de rigueur. Il y a trois ans, le précédent Intermat s’était déroulé dans un contexte difficile pour le BTP, dont l’activité atteignait un point bas. Le secteur du matériel en souffrait logiquement. Mais à la veille de l’ouverture de la nouvelle édition du salon international de la construction et des infrastructures – du 23 au 28 avril à Villepinte, au nord de Paris -, la donne a changé. Le marché du bâtiment s’est redressé, les travaux publics ont suivi. « Nous venons de vivre deux belles années », affirme Pascal Petit-Jean, secrétaire général du Syndicat des entreprises internationales de matériels de travaux publics, mines et carrières, bâtiment et levage, manutention (Seimat).

En 2017, les ventes de matériels ont en effet bondi de 19 % sur un an (50 214 unités). Ce souffle nouveau tient à plusieurs facteurs. Jusqu’en avril 2017, les entreprises ont bénéficié du dispositif fiscal de suramortissement, visant à encourager les investissements productifs. Les professionnels du matériel en ont bien profité. Mais sans en abuser ! « Un temps, nous avons craint d’être face à une bulle », se souvient Pascal Petit-Jean. En réalité, la mesure a servi de levier, « et les commandes ont continué » : la reprise de l’activité dans le BTP a pris le relais et soutenu les ventes tout au long de l’année.

Les besoins sont là, et la page d’une décennie de crise, faite de réduction des parcs des entreprises et de non-renouvellement des machines, se tourne. « Beaucoup d’achats s’étaient concrétisés en 2007 et 2008. Nous aurions dû avoir un renouvellement entre 2012 et 2015, qui n’a pas eu lieu car l’activité ne suivait pas », analyse Renaud Buronfosse, délégué général du Syndicat des équipements construction, infrastructure, sidérurgie et manutention (Cisma).

Qui dit reprise de l’activité, dit besoin de matériels performants et en nombre suffisant pour assurer les chantiers. Le renouvellement s’est donc accéléré en 2017, « et le mouvement se poursuit, commente Didier Thévenard, directeur matériel d’Eurovia, qui compte investir 300 millions d’euros en 2018. Nous accélérons sur le matériel standard, et les investissements industriels repartent. » Avec des besoins assez précis, confirmant les tendances fortes qui orientent le marché.

Explosion des matériels compacts

Traditionnellement, les ventes de matériels lourds et compacts suivent des trajectoires parallèles. Cependant, « nous observons un décrochage depuis deux ans. La reprise a été plus rapide pour le matériel compact, qui a enregistré une progression de 22 % l’an dernier », note Pascal Petit-Jean. Les raisons : les entreprises de...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5972 du 20/04/2018
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