Régions Lille

Le logement neuf décroche

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Politique du logement

Moins 16 % au premier semestre 2017 de ventes en collectifs et individuels par rapport au premier semestre 2016. Contrairement aux autres métropoles françaises, le logement neuf décroche dans le périmètre du schéma de cohérence territoriale (Scot) de Lille. Or ce périmètre représente plus de 80 % des ventes de logements neufs dans le Nord et le Pas-de-Calais. « Le volume des mises en vente dans le collectif, qui représente 85 % de l’activité sur le Scot, a baissé de près de 27 % au premier semestre. Moins de logements ont été mis sur le marché et il y a eu plus de désistements. Lille accuse une baisse de 15 % des réservations, alors qu’au niveau national, le premier semestre a été stable voire en hausse », constate Philippe Depasse président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) des Hauts-de-France. Pourtant, la capitale des Flandres affiche des prix de vente inférieurs à ceux des autres métropoles.

Des recours en hausse. Pour la FPI, les raisons de cette baisse des ventes et des réservations est notamment due à la difficulté de lancer des programmes. « Alors que le marché de l’immobilier de bureaux est au beau fixe à Lille, la métropole est à la traîne au niveau du logement. Les zones tertiaires sont clairement identifiées et les recours rares. Au contraire, les projets de logements en essuient de plus en plus. Or ils n’ont pas de dates butoirs. Le moindre recours rallonge le délai d’au moins un an et demi, délai souvent fatal à un dossier », souligne Thomas Lierman, vice-président du Centre d’études de la conjoncture immobilière (Cecim) Nord.

« Les habitants ne veulent pas davantage de logements près de chez eux. Ils interviennent auprès des élus pour stopper les projets. La métropole est composée de beaucoup de communes dont la petite taille rend les élus plus accessibles et donc plus facilement soumis aux pressions des habitants », estime Philippe Depasse. Selon lui, les maires ont aujourd’hui peu intérêt à favoriser les nouveaux logements en zone tendue : « Ils y verront encore moins d’intérêts avec la suppression de la taxe d’habitation. Un gros travail doit donc être mené auprès des habitants pour leur expliquer la nécessité de partager la ville. »

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