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Le Grand Paris Express sur les rails

D’une longueur de 200 km avec 72 gares nouvelles, le futur métro automatique, dont le tracé définitif vient d’être adopté, sera réalisé par la Société du Grand Paris et le Syndicat des transports d’Ile-de-France.

Le projet de métro automatique en rocade Grand Paris Express est lancé. Le 26 mai, avec quelques jours d’avance sur la date butoir fixée par la loi sur le Grand Paris, le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP) a adopté à l’unanimité, par un acte motivé, le schéma d’ensemble définitif du nouveau réseau de transport de la métropole parisienne. Ce tracé fera l’objet d’un décret en Conseil d’Etat en juillet.

Sur environ 200 km et comportant 72 gares nouvelles, le schéma d’ensemble comprend le réseau de transport dit du Grand Paris de 175 km de longueur (y compris les 9 km de la ligne 14 actuelle) avec 57 nouvelles gares, construit par la SGP, à l’exception du prolongement de la ligne 14 au nord entre la gare Saint-Lazare et Mairie de Saint-Ouen (6 km, 4 gares), sous maîtrise d’ouvrage du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif). Il se compose aussi d’un réseau « complémentaire structurant » : l’arc Est en proche couronne entre Saint-Denis/Pleyel et Noisy-Champs, également réalisé par le Stif, et une liaison entre Champigny et Val-de-Fontenay, reliée à terme à Rosny-sous-Bois, qui pour l’instant n’est pas financée et sans maître d’ouvrage désigné. « Le réseau structurant complémentaire permet au Stif d’être éligible aux financements de la SGP en étant maître d’ouvrage », explique-t-on à la région. Après 2025, l’arc Est pourra être prolongé au nord-ouest entre Saint-Denis/Pleyel et Nanterre.

Début des travaux en 2014

Les travaux démarreront en 2014 par le prolongement nord de la ligne 14 pour une mise en service en 2017. L’enquête publique se déroulera à la fin de l’année. Ensuite, le Stif voudrait donner le premier coup de pioche de l’arc Est en 2016-2017. Mais il doit d’abord organiser la concertation sur cette liaison qui n’a pas été soumise aux débats publics organisés à l’automne dernier. Dès qu’il aura été officiellement désigné maître d’ouvrage par le décret en Conseil d’Etat, il saisira la Commission nationale du débat public. De son côté, la SGP devrait entamer son vaste chantier par l’arc Sud, entre Pont de Sèvres et Créteil – là où les études sont le plus avancées -, avec un objectif de mise en service en 2018-2019.Les investissements à réaliser d’ici à 2025 s’élèvent à 20,5 milliards d’euros : 17,5 milliards pour le réseau réalisé par la SGP ; 1 milliard pour le prolongement de la ligne 14 de Saint-Lazare à mairie de Saint-Ouen, financé à hauteur de 300 millions par la SGP et 2 milliards pour l’arc Est en proche couronne. Les collectivités locales apporteront 1,6 milliard. Pour respecter cette enveloppe, certaines sections pourraient n’être ouvertes qu’après 2025 : c’est le cas de la liaison Versailles-Chantiers/Rueil/Nanterre, assurée d’abord par la ligne U du Transilien, et du prolongement au nord de l’aéroport de Roissy jusqu’au Mesnil-Amelot.

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