Tribune libre Gestion et professions

Le devoir de conseil de l’architecte, un puits sans fond ?

Mots clés : Architecte - Gestion et professions

Un peu de sémantique.

Le Conseil fut d’abord « l’endroit où l’on délibère » puis un projet, un dessin (Dictionnaire historique de la langue française dirigé par Alain Rey, Éditions Le Robert). C’est un espace où le langage est porteur d’un message : langage des mots ou langage des maux, problématique récurrente qui s’amplifie avec le devoir de conseil.

Distinguer mission de conseil et devoir de conseil.

La mission de conseil, inscrite dans une grille abstraite, construite par les rédacteurs des marchés publics ou des contrats privés, devrait être décrite avec précision. Il n’en n’est rien. Imbibés par les pratiques et les idéologies du xixe siècle, les maîtres d’ouvrage ne manquent pas, après un inventaire à la Prévert d’ajouter à la fin de la description « etc. ». L’architecte serait alors investi d’une « mission complète », indicible, nécessaire pour satisfaire son donneur d’ordre. Quant au devoir de conseil, il ne prend pas, en principe, sa source dans la mission contractuelle. C’est un avis qu’un homme de l’art doit émettre pour toute faute, anomalie,...

Vous lisez un article de la revue Operations Immobilieres n° 71 du 10/02/2015
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