Régions Essonne

Le département prévoit d’investir 1,2 Md€ d’ici à 2021

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Logement social

36 187 logements sociaux financés ou agréés par l’Etat en Ile-de-France en 2016, en hausse de 20 % par rapport à 2015.

1,1 million Nombre de m2 de bureaux en construction au 1er janvier en Ile-de-France, en hausse de 38 % sur un an.

72 Nombre d’équipes (sur 174 dossiers) retenues dans le cadre de l’appel à projets « Réinventer la Seine ».

Le conseil départemental de l’Essonne a adopté en décembre un plan pluriannuel d’investissement (PPI) de 1,2 milliard d’euros sur la période 2017-2021, dont 250 millions d’euros sont inscrits au contrat de plan Etat-région (CPER) 2015-2020. « Ce PPI donne une ambition à notre territoire et procure aux acteurs économiques une lisibilité de notre programme », souligne François Durovray, président (LR) du conseil départemental. « C’est un fil rouge pour éviter le pilotage à vue », ajoute de son côté Dominique Echaroux, vice-président (LR) délégué aux finances.

Premier poste d’investissement, la voirie mobilise 295 millions, dont 125 M€ inscrits au CPER. Quelque 170 M€ sont réservés aux « opérations structurantes », selon le département, comme le réaménagement de l’échangeur RN 118/RD 36 du Christ de Saclay et l’opération du Ring des Ulis (deux chantiers inscrits au CPER). Le PPI financera la poursuite des travaux des déviations d’Itteville et de Paray-Vieille-Poste (contournement d’Orly) et l’entretien-réhabilitation du réseau départemental (102 M€), notamment l’ex-RN 20.

Deux collèges construits. Viennent ensuite les collèges, dotés de 230 M€ dont 190 M€ pour les bâtiments, soit 100 M€ pour l’extension et la restructuration des collèges (5 à 6 par an), 60 M€ pour le gros entretien et la maintenance, 20 M€ pour la réhabilitation des demi- pensions. Deux collèges, dont la localisation reste à déterminer, seront construits.

Comme des zones entières du sud de l’Essonne ne sont pas couvertes en très haut débit (THD) par le secteur privé, 116 M€ d’investissements publics, dont 25 M€ pour le département, bénéficieront à 124 communes en partenariat avec l’Etat et la région. Quelque 116 000 prises THD seront posées en cinq ans sous maîtrise d’ouvrage du syndicat mixte Essonne Numérique.

Enfin, les transports et les mobilités disposeront de 105 M€, dont 85 M€ inscrits au CPER pour des équipements comme le tram 12 express (tram-train Massy-Evry), la phase Juvisy-sur-Orge/Athis-Mons du T7, le transport en site propre Massy/Saint-Quentin, le T Zen 4. A quoi il faut ajouter un plan bus de 8,3 M€ ainsi que 10,5 M€ pour un plan écomobilités et un plan vélo.

Pour financer ce PPI, « nous avons choisi des méthodes novatrices, indique François Durovray. A l’issue de négociations serrées, nous avons sollicité davantage nos partenaires du CPER – la région et l’Etat – et obtenu 70 M€ supplémentaires pour financer nos projets ». Les pourparlers avec la région ont permis d’obtenir par ailleurs 25 M€ par an pour la voirie.

Economies drastiques. Autre clé de financement : la mobilisation de l’épargne nette départementale (50 M€ par an). Au total, le besoin de financement du PPI est de l’ordre de 200 M€ par an. Le budget est bouclé avec les 50 à 60 M€ d’épargne, les 25 à 30 M€ de subventions, des recettes comme le remboursement de la TVA, des économies drastiques et un emprunt de 90 à 100 M€ par an sans augmenter la pression fiscale. Comme le remboursement de la dette est de 90 M€, celle-ci restera stabilisée à un milliard d’euros. « Notre objectif est de réaliser, en 2021, 85 à 90 % des opérations projetées, conclut Dominique Echaroux. Si nous atteignons ce taux, notre pari sera gagné. »

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