Management et prévention

Le Conseil national de l’ordre des architectes enquête sur la formation continue

Mots clés : Apprentissages - Architecte - Architecture - Formation continue

«Tes compétences, tu amélioreras. » Ainsi peut être résumé l’article 4 du Code des devoirs professionnels des architectes. En réponse au précepte, le Conseil national de l’ordre des architectes (Cnoa), qui fait de la formation continue une priorité, a dressé un état des lieux des pratiques, des besoins et des freins de la profession. « Le métier, les contraintes à respecter évoluent constamment, d’où la nécessité d’actualiser ses connaissances tout au long de sa carrière », assène Laurence Croslard, vice-présidente du Cnoa.

Elargir ses compétences

Le cabinet de conseil Axessio, qui a mené l’enquête, a rencontré 67 agences, la moitié d’entre elles employant plus de 5 personnes. Surprise : alors que le conseil évaluait à 15 % le pourcentage de ses membres se formant régulièrement, 59 % des architectes interrogés et 60 % de leurs salariés ont suivi un stage sur les 24 derniers mois. En revanche, cette proportion chute à 44 % pour ceux travaillant en solo ou avec un associé.

En tête de peloton arrivent les formations « métiers » pour les architectes et les sessions informatiques pour leurs collaborateurs. « Pragmatiques, les cabinets attendent des formations (à la démarche HQE ou au diagnostic amiante par exemple) qu’elles élargissent leurs compétences et leur ouvrent de nouveaux marchés », commente Thomas Boullet, directeur du groupe pour l’éducation permanente des architectes (Gepa). Le Gepa, qui a délivré entre 28 à 30 000 heures de formation et accueilli un millier de stagiaires en 2003, constate que les effectifs ont doublé en trois ans.

Un manque de temps et d’information

Le manque de temps est cité à 63 % comme étant le principal frein, loin devant le coût (18 %) et l’inadéquation aux besoins (13 %).

L’étude révèle aussi un manque criant d’information sur l’offre existante, jugée mal organisée (68 %). 59 % des interviewés avouent ainsi n’être jamais informés par les organismes collecteurs, le FIFPL et l’OPCAPL. « Afin de clarifier l’offre, nous allons créer une base de données accessible de notre site internet où seront recensés notamment les différents organismes régionaux de la profession », annonce Laurence Croslard. Et déjà, l’idée de rendre la formation continue obligatoire fait son chemin.

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