Régions Paris

Le Châtelet chante sous la pluie au Grand Palais

En chantier depuis mars dernier, le théâtre du Châtelet est provisoirement « reproduit » sous la verrière du Grand Palais, à Paris. Le 28 novembre a eu lieu la première des 47 représentations de la comédie musicale « Singin’ in the Rain », qui sera donnée jusqu’au 11 janvier. Dans le bâtiment en T, les services techniques du théâtre dirigés par Jacques Ayrault ont travaillé avec les ingénieurs du bureau d’études scénique Cap’Co et le fournisseur d’échafaudages Layher pour y reconstituer la scène et son environnement dans des proportions identiques à l’originale. Le plateau, d’environ 30 m de largeur et autant de profondeur, a été monté au centre de la verrière sur des échafaudages posés sur roues (tripodes). D’un poids de 3 tonnes, il a été poussé manuellement dans l’aile centrale. Il a ensuite été équipé d’une structure métallique de 26 m de hauteur pour former un grill à 28 cintres qui supporte entre autres les 14 feuilles de décors.

Deux jours pour monter une « piscine ». Pour les séquences de pluie indispensables au spectacle, la scène est équipée d’un bac de récupération d’eau installé sous les planches ajourées du plateau. D’environ 18 m de long et 8 m de large, cette « piscine » est constituée d’une bâche d’une profondeur d’environ 20 cm. L’eau en circuit fermé est animée par quatre pompes aux pieds des échafaudages, et filtrée à chaque cycle. Selon Christian Crespo, gérant de Cap’Co, ce type de projet a demandé une préparation très en amont – les échanges ont commencé au printemps – pour une exécution rapide et précise : en deux jours à raison de quatre vacations (c’est-à-dire sans interruption), auxquels se sont ajoutées deux journées pour l’occultation totale des parties techniques et les aménagements extérieurs.

Au total, Layher a livré 200 tonnes d’échafaudages pour la structure de scène, les tours de sonorisation et d’éclairage qui encadrent les gradins, et les pans latéraux. Pour cette entreprise, cette prestation est marginale dans son portefeuille d’activités. Mais, en cumulant ces expériences, elle trouve dans son catalogue les réponses adaptées aux besoins scéniques, explique Eric Limasset, président de l’entreprise. A noter qu’en raison d’une occupation de plus de 20 % du volume du hall, cette construction doit aussi tenir compte des contraintes… de vent.

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