Régions VAUCLUSE

Le BTP à l’affût des projets communaux

Mots clés : Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales

Comment relancer la construction, l’économie et l’emploi ? Sept mois après la mise en place de nouvelles équipes dans les municipalités et les intercommunalités, la FBTP de Vaucluse a réuni les principaux élus pour connaître leurs intentions. « La période actuelle, avec la chute de l’activité et des prix, nous inquiète beaucoup, insiste Jean-Yves Chemin, président du BTP 84. Dans le département, 1 500 emplois ont été perdus entre 2008 et 2014. L’investissement doit être préservé alors que la facilité pour les collectivités est aujourd’hui de le réduire. » La Cellule économique régionale de la construction Paca confirme qu’en 2014, la commande publique prévue dans le Vaucluse – soit 333 millions d’euros – devrait baisser de 19 % dans le bâtiment et de 7 % dans les travaux publics, après une période 2008-2013 où elle s’était plutôt maintenue dans les TP et déjà contractée dans le bâtiment. Si elles ne connaissent pas une situation financière difficile, les principales intercommunalités souffrent surtout de la baisse des dotations de l’Etat et de la complexité des procédures pour sortir des projets.

En quête de financements

« Nous investissons 60 millions d’euros par an, une enveloppe que nous allons renforcer par un plan en faveur des transports de 130 millions d’euros sur cinq ans, – avec un budget du tramway d’Avignon redimensionné – soit 25 millions d’investissements de plus par an », affirme Jean-Marc Roubaud, président du Grand Avignon et maire de Villeneuve-lès-Avignon. Pour celui-ci, la réglementation constitue souvent un frein : « Dans ma commune, j’essaie de créer deux zones d’habitat mixtes mais il faut une compensation environnementale sur 30 ha, ce qui est difficile avec un foncier rare et cher. Que voulons-nous : loger des habitants ou les batraciens ? » La maire d’Avignon Cécile Helle reconnaît qu’avec une dette de 2 000 euros par habitant, les marges de manœuvre sont minces et que ses investissements doivent désormais s’inscrire dans une programmation pluriannuelle. Les perspectives sont particulièrement incertaines pour le « bloc communal ». Face à la baisse de ses ressources, il peut difficilement réduire ses dépenses de fonctionnement. « Il faut trouver de nouvelles sources de financement. Il reste le droit des sols. Pourquoi ne pas en faire une ressource lorsque nous rendons des terrains urbanisables ? » s’interroge Jean-François Lovisolo, président de l’Association des maires de Vaucluse.

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