Dossier

Le béton s’invite au domaine des dieux

Mots clés : Béton

Le mariage des matériaux minéraux industriels et des jardins aura lieu du 6 au 8 avril à Suresnes (Hauts-de-Seine). Pour la première fois, le groupement d’intérêt économique (GIE) Pierre reconstituée de France prend à sa charge l’organisation du festival Jardins en Seine, sur la terrasse du Fécheray qui domine Paris. Pour célébrer les noces en s’appuyant sur le principal rendez-vous printanier francilien de la filière paysage, les quatre marques industrielles du GIE (Marlux, Fabemi, Pierra et Alkern), qui pèsent 40 % du marché français dans leur spécialité, ne se refusent rien : ils iront à l’Olympe, jardin de 500 m2 créé pour l’occasion par le paysagiste concepteur Christian Fournet. « Longtemps, le mot “béton” a sonné de manière péjorative.

Assumons le béton ! JÉRÔME DE MAUROY, directeur marketing à Fabemi

Il a accompli d’énormes progrès dans la subtilité des couleurs, des effets et des rendus », s’enthousiasme le concepteur, qui a choisi les dalles sombres de Marlux, représentatives d’une tendance suivie par tous les industriels : les surfaces augmentent et la mode minérale tire vers le noir. Les surfaces lisses des matériaux façonnés et leur capacité à dissimuler les différences d’épaisseur ont convaincu Christian Fournet pour structurer la colonne vertébrale de sa composition végétale centrée autour d’une sphère de galets collés, imaginée par le sculpteur britannique David Harber. Visitable jusqu’à l’automne, l’Olympe ne constituera que la partie la plus spectaculaire de la mise en scène du minéral à Jardins en Seine. À l’initiative de l’Union nationale des entreprises du paysage, la pierre reconstituée jouera également son rôle de socle dans les réalisations de 25 m2 des binômes d’apprentis en compétition pour la sélection régionale des Olympiades des métiers. Sur le thème « Volume et perspective », les compétiteurs du concours de jardins éphémères s’appuieront sur ce même matériau façonné.

À la conquête des JO 2024

Loin du one shot, le chapeautage de Jardins en Seine par Pierre reconstituée de France lance une dynamique au moins jusqu’aux Jeux olympiques de 2024 : « Après Christian Fournet, d’autres paysagistes viendront chaque année exprimer leur vision du site à l’invitation du GIE.

Nous espérons pouvoir reprendre toutes ces créations lors de l’ouverture des JO », annonce Éric Bouhsane, organisateur de l’événement. À plus court terme, le partenariat récemment conclu entre Jardins en Seine et Jardins, jardin donnera au vainqueur du concours « Volume et perspective » une seconde tribune : il reproduira son œuvre au « festival de jardins éphémères » programmé début juin aux Tuileries.

Parmi les quatre mousquetaires industriels associés à Pierre reconstituée de France, Fabemi ne se distingue pas seulement par son identité d’entreprise familiale à capitaux 100 % français : depuis deux ans, le propriétaire de la marque Carré d’Arc, titulaire de la licence française de Bradstone, a engagé une mutation qui...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 407 du 09/03/2018
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