Régions

Languedoc-Roussillon L’immobilier neuf tiré par les investisseurs

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Gestion immobilière - Marché de l'immobilier - Métier de l'immobilier - Politique du logement

Avec près de 10 000 ventes, le marché de la promotion privée en Languedoc-Roussillon a connu en 2007 un nouveau record, plaçant la région au 4e rang français, derrière l’Ile-de-France, Rhône-Alpes et Paca (et au premier rang si l’on rapporte le volume des ventes au nombre d’habitants). « Nous avons connu une année exceptionnelle », se félicite Philippe Gadelle, président de la FPC Languedoc-Roussillon.

La progression est particulièrement marquée dans l’aire montpelliéraine, où les ventes ont bondi de 34 % (2 051 logements), nourries par une offre reconstituée (1 940 logements mis sur le marché). L’activité a été soutenue dans l’agglomération nîmoise (un millier de ventes), à Béziers (640 ventes), à Sète (540 ventes) ou à Alès (plus de 500 ventes). Le rythme des ventes a toutefois subi en fin d’année le contrecoup de la crise financière venue des Etats-Unis. Ce ralentissement, confirmé en début d’année 2008, se traduit notamment par une forte hausse des désistements, qui atteignent par exemple 21 % chez Pragma au premier trimestre et 25 % chez Nexity.

L’investissement locatif en hausse

Dans ce contexte, c’est l’investissement locatif qui tire le marché. Les ventes à investisseurs ont représenté l’an dernier 66 % des transactions dans la région montpelliéraine, contre 55 % en 2006. Leur part atteint même 74 % des ventes à Sète et 75 % à Béziers, un seuil jugé critique. « Cela montre que les prix sont devenus trop chers dans ces deux villes », commente Philippe Gadelle. Le prix moyen d’un logement neuf atteignait en fin d’année 3 020 euros/m2 à Béziers ( 6,1 %), contre 3 240 euros à Montpellier ( 6,6 %), la moyenne régionale s’établissant à 3 150 euros/m2 ( 8,7 %).

Pour la fédération des promoteurs-constructeurs, la croissance démographique devrait continuer à soutenir l’activité en 2008. « L’offre est abondante et les besoins existent », note Philippe Gadelle.

Deux motifs d’inquiétude tempèrent toutefois l’optimisme des professionnels : le niveau des prix, qui éloigne les jeunes du marché de l’accession, et la crainte d’une modification des dispositifs fiscaux applicables à l’investissement locatif, qui étoufferait le principal moteur de l’activité.

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