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Lafarge montre ses muscles avant la fusion avec Holcim

Mots clés : Industriels du BTP

En attendant son mariage avec le suisse Holcim en juin, le cimentier français Lafarge se devait de prouver la valeur de sa dot en présentant un bilan annuel solide. A première vue, les résultats du groupe peuvent inquiéter : un chiffre d’affaires en baisse de 2 %, à 12,8 milliards d’euros, un bénéfice net divisé par quatre (143 millions contre 601 millions en 2013) et un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement en recul de 3 %, à 2,7 milliards. La faute à des dépréciations d’actifs en Syrie et en Irak, pour 385 millions d’euros, dont Lafarge assure qu’elles n’affectent pas sa trésorerie. Sans ces éléments « non-récurrents », le roi du ciment revendique ainsi une hausse de 10 % de son résultat net l’an passé. La véritable performance de l’industriel se situe dans l’assainissement de son bilan : le groupe a bouclé, avec un an d’avance, son plan de réduction des coûts et de valorisation de ses actions en termes d’innovation (1,7 milliard gagné depuis 2012). Sa dette nette a été réduite de 5 %. Le P-DG de Lafarge, Bruno Lafont, se veut optimiste pour 2015, anticipant une demande mondiale de ciment en hausse de 2 à 5 % grâce aux marchés émergents. Et affirme que la fusion avec Holcim se présente sous les meilleurs auspices. Le « fiancé » français l’aborde, en tout cas, en position de force.

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