Régions Lille

La ZAC Saint-Sauveur repeinte en vert

La « vallée » Saint-Sauveur sera plus verte… Voilà la principale inflexion annoncée mi-septembre par Martine Aubry, maire de Lille, quant au projet d’urbanisation de l’ancienne gare de marchandises. Sur les 26 hectares de la ZAC, idéalement située à côté de l’hôtel de ville, 11 ha au total seront végétalisés en incluant les espaces réservés aux occupants des îlots de logements. Autour de la piscine olympique implantée à l’une des extrémités du site sur le belvédère, côté Euralille, un parc de 3,4 hectares sera dessiné. Ainsi, la mairie répond à la concertation en cours depuis plusieurs années mais aussi aux critiques qui se sont multipliées sur un projet jugé trop dense. Plusieurs voix ont même réclamé que la friche soit laissée vide de toute construction, permettant à une ville pauvre en verdure, avec seulement 12 m2 environ par habitant, de respirer un peu.

Réunion publique mouvementée. Au cours d’une réunion publique mouvementée mi-septembre, Martine Aubry a repoussé cette idée. « Quelque 15 000 personnes attendent un logement sur le territoire lillois. La nouvelle version du programme représente un bon équilibre entre espaces bâtis et non bâtis », a-telle estimé. Pour y parvenir, la Ville et la métropole européenne de Lille (MEL) ont réduit la part de bureaux du programme à 35 000 m2, soit une baisse de 20 000 m2. Les autres éléments déterminés en 2013 par l’équipe d’urbanistes de Jan Gehl, avec Claire Schorter et Béal & Blanckaert, changent peu. Il y aura un peu moins de logements qu’envisagé, autour de 2 400 unités avec 35 % de logements sociaux, 30 % en accession aidée, 10 % en locatif intermédiaire et le reste en privé. Les activités et commerces sont toujours calibrés à 25 000 m2. C’est dans ce dernier domaine que les choses pourraient maintenant bouger. La Ville et la MEL ont reçu du programme d’investissements d’avenir une contribution de 940 000 euros à la réalisation du Saint-So Bazaar, centre de coworking et d’exposition. L’aménagement de la halle ferroviaire où il sera logé, sur 5 000 m2, pourrait débuter l’an prochain, soit en même temps que la dépollution des terrains et les fouilles archéologiques.

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