Régions Grenoble

La ZAC Flaubert reprend la plume

Mots clés : Entreprise du BTP - Marché de l'énergie - Politique du logement

7,7 % Poids du secteur du BTP dans les effectifs salariés en Auvergne-Rhône-Alpes à la fin 2015.Source : Acoss-Urssaf.

3 487 €/m Prix moyen de vente pour un appartement à Lyon au 1er janvier 2017.

Source : Fnaim du Rhône.

+ 34 % Hausse de la facture énergétique par habitant dans la métropole grenobloise entre 2005 et 2014.

A la manière des écrivains du XIXe siècle qui prêtent leur nom aux rues du secteur, la ZAC Flaubert écrit et réécrit son projet urbain. Après un premier plan-guide issu des Ateliers Lion Associés en 2012, qui a donné naissance à un parc tout en longueur inauguré en 2015, l’histoire se poursuit aujourd’hui avec de nouveaux protagonistes, sur une scène de 93 hectares, au centre de Grenoble. Pour Pierre Kermen, directeur général de la société publique locale Sages, chargée de l’aménagement de la ZAC pour le compte de la Ville, « l’enjeu est la décompression de Grenoble, du nord vers le sud en s’appuyant sur trois piliers : les ressources, les matériaux et le vivant. Les questions qui se posent sont : quelle qualité de vie sommes-nous capables d’offrir ? Comment susciter du désir d’habiter ? »

« Transition économique et écologique. » Depuis juillet 2016, charge à l’équipe formée par Sathy (mandataire), Ecosistema urbano, TN+, Res Publica, OGI et VPEAS de reprendre la plume pour livrer un nouveau plan-guide à l’été 2017. Marguerite Wable, chef du projet chez Sathy, précise que « Flaubert se caractérise par l’arc de l’ancienne voie ferrée auquel s’accoudent les parcelles disponibles. Hier lié à l’industrialisation, il sera demain le support d’une transition économique et écologique, de lien social, de nouveaux modes d’habiter. » Aujourd’hui, plusieurs opérations s’apprêtent à écrire le prochain chapitre de la ZAC Flaubert en incarnant les nouvelles orientations du projet, à l’image du pavillon Terra Nostra – prototype modulable terre et bois – qui vient d’entrer en scène au niveau de la Bifurk, lieu associatif culturel à proximité de l’îlot Marceline. Sur les 22 000 m2 de cette parcelle, légèrement en retrait de l’avenue Marcelin-Berthelot, cinq programmes (R + 5 à R + 10) totalisant 302 logements et un parking-silo de 200 places (R + 5) seront livrés en 2018 et 2019.

Parmi ces constructions, figure le projet qu’Actis a confié après concours à ASP Architecture et Atelier 17C. Il sera doté d’une structure bois (R + 8 et R + 5) qui intégrera des matériaux biosourcés et visera le niveau passif. Sur une parcelle toute proche, pourrait ensuite voir le jour une construction bois de grande hauteur (R + 9), lauréate de l’appel à manifestation d’intérêt « Immeubles à vivre en bois » du Plan urbanisme construction architecture (Puca).

Restructuration d’une déchetterie en ressourcerie. En complément, plusieurs opérations diffuses permettront d’atteindre un taux de réalisation de la ZAC de l’ordre de 20 % d’ici à 2021 : une opération d’habitat intermédiaire en bois et terre (22 logements, 1 740 m2 de surface de plancher, livraison à la fin 2020) adossée à un nouveau groupe scolaire, un Ehpad de 84 places (livraison à la fin 2020), la restructuration de la déchetterie Jacquard en ressourcerie, ou une encore une opération de logements portée par Grenoble Habitat (architectes Amplitude, Michel Grange) sur l’ancien site Renault Galtier, à l’ouest du périmètre.

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