Régions Rochefort

La Ville se donne vingt ans pour faire peau neuve

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Démarche environnementale - Politique du logement

2 500 logements produits en 2016 dans la métropole de Montpellier grâce à l’action de la SERM-SA3M.

14 % Augmentation du nombre de mises en chantier de logements à fin octobre 2016 en Nouvelle-Aquitaine.

11,6 M€ L’investissement prévu par le Grand Périgueux dans le cadre du plan local d’habitat durable (PLH).

Ville touristique grâce à la Corderie royale et plus récemment grâce à la frégate L ‘Hermione , Rochefort (Charente-Maritime) est également « habitée et travaillée », constate Thierry Lesauvage, adjoint chargé de l’urbanisme, qui déplore aujourd’hui le manque de liens entre les trois vocations de la ville. Pour y remédier, la sous-préfecture de 25 000 habitants a engagé une étude de programmation urbaine pour les vingt prochaines années. Elle révèle que la ville présente un potentiel important mais sous-utilisé. « Le prix du foncier est deux fois moins élevé qu’à La Rochelle. Mais, comme nous sommes cernés par la Charente, la ville ne peut se développer qu’en se reconstruisant sur elle-même. » Dans cette logique, les friches de l’ancien arsenal deviennent une zone privilégiée pour la reconquête urbaine.

Un complexe thermal en 2020. L’exemple le plus flagrant est sans aucun doute le site de l’hôpital maritime. Cet ensemble de 8 hectares et de plus de 20 000 m2 de bâti a été racheté par un investisseur privé dans les années 1980 après sa fermeture, et laissé depuis à l’abandon. L’avenir de cette « verrue » située en plein centre-ville semble désormais assuré. En effet, la Ville a décidé de soutenir le projet conduit par le propriétaire et l’architecte parisien Christian Menu. « L’ancien hôpital devrait accueillir le nouveau quartier thermal », se félicite l’adjoint.

Un chantier de plus de 40 millions d’euros qui permettra de réhabiliter les bâtiments classés et de leur adjoindre plus de 50 000 m2 de surfaces de plancher (SP). « Outre les thermes, c’est un véritable complexe qui sera édifié avec casino, logements, résidence de tourisme, hôtel… Notre objectif est de passer de 17 000 à 25 000 curistes par an », détaille Thierry Lesauvage. Si rien n’est encore arrêté, le projet devrait voir le jour à l’horizon 2020, date de fin de concession des thermes actuels qui arrivent à saturation.

Dans la même logique, un important chantier de réhabilitation de l’ancien Magasin aux vivres est en cours. Situé sur les rives de la Charente, le site classé de 20 000 m2 SP va progressivement se transformer en une résidence de 240 logements de standing. Conduit également par l’architecte Christian Menu, ce programme, qui bénéficie de la défiscalisation Monuments historiques, devrait livrer ses premiers logements d’ici à juin.

Construction plus récente, l’hôpital Saint-Charles est désaffecté depuis maintenant huit ans. La municipalité vient de lancer un appel d’offres auprès des aménageurs pour la requalification de cet ensemble qui affiche une emprise au sol de 1,7 hectare. « L’idée est de réhabiliter la tour de 20 000 m2 en 180 logements, plus des activités tertiaires. Le reste des bâtiments, environ 10 000 m2 , sera déconstruit et laissera la place à des activités culturelles et de loisirs », détaille Régis Seuwin, directeur du service urbanisme de la Ville. Au total, l’ensemble de ces chantiers devrait représenter une enveloppe financière de plus de 100 millions d’euros. Par ailleurs, diverses actions seront engagées pour rapprocher le centre-ville et les faubourgs.

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