Régions Paris

La Ville lance son plan pour les équipements publics

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

6,7 %

Taux de vacance des bureaux en Ile-de-France au 1er janvier 2017. Il était de 7,4 % il y a un an.

90 900

Logements ont été autorisés en 2016 en Ile-de-France, en hausse de 22,4 % sur un an.

70 500

Logements commencés en 2016 en Ile-de-France, en hausse de 12,7 % sur un an.

Avant la fin de la mandature, la Ville de Paris va construire, restructurer ou rénover 60 équipements publics : écoles, crèches, centres sportifs, musées, théâtres, cuisines centrales, garages… Ces opérations, regroupées sous l’appellation « Paris fait Paris », représentent une surface totale de 120 000 m2 et un montant de travaux de 250 millions d’euros HT. Quelques appels d’offres ont déjà été lancés (théâtres de la Ville et du Châtelet, musée de la Libération… ), les autres le seront tout au long de l’année.

« Nous avons recherché la sobriété architecturale et écologique avec des équipements moins énergivores, plus faciles à construire, innovants et intégrant des objectifs d’économie circulaire », a indiqué Jacques Baudrier, conseiller de Paris, délégué à l’architecture et aux grands projets de renouvellement urbain, lors de la présentation de ce plan d’investissement. Ces projets répondent à un autre critère, et non des moindres : celui de la sobriété financière. « La maire de Paris a fixé comme objectif une diminution de 30 % du coût global des bâtiments et des espaces publics par rapport à ce qui se pratiquait auparavant », a indiqué Julien Bargeton, adjoint aux finances et aux marchés publics.

Lot unique ou macrolots. Afin d’accroître la qualité des ouvrages livrés, la municipalité a revisité ses méthodes et ses process, notamment en matière de politique d’achats. Cette réorientation ne vaut que pour « Paris fait Paris » et ne concerne donc pas l’ensemble des marchés « bâtiment » lancés par la Ville (2 500 en moyenne par an). Elle s’articule autour quatre points principaux.

Tout d’abord, les opérations à objectifs plan climat (opérations de construction et restructuration qui touchent au clos-couvert ou petites opérations très complexes) font l’objet d’un marché à lot unique. « Ce qui ne signifie pas entreprise générale », insiste Marie-Hélène Borie, à la tête de la direction du patrimoine et de l’architecture (DPA) de la Ville de Paris. Un choix justifié par le fait que « dans les équipements ouverts à la fin de la précédente mandature, nous n’avons pas obtenu les résultats attendus au regard du plan climat », explique-t-elle. Parmi les problèmes rencontrés : défauts d’étanchéité à l’air des façades, performance insuffisante des installations techniques, mauvais réglages… En complément de cette mesure, la DPA a mis en place un commissionnement énergétique « pour suivre la conformité des installations au fur et à mesure de l’exécution des travaux ».

Ensuite, les autres opérations seront attribuées en macrolots (trois ou quatre), afin de limiter le risque délais. Sur les ouvrages livrés les années passées, la DPA a constaté un retard moyen de six mois par rapport au calendrier prévisionnel. Un seul marché sera alloti en huit lots, celui de la restauration des façades de la mairie du Xe arrondissement. Globalement, dans le cadre de ce plan d’investissement, les entreprises devraient disposer de « délais corrects » pour réaliser les travaux. « Nous avons beaucoup travaillé pour gagner six mois en phase d’études. Ce temps bénéficiera à la phase de construction mais aussi à celle de la réception de l’ouvrage », indique Marie-Hélène Borie. La DPA espère ainsi réduire les incidents qui entraînent une difficulté d’usage ou un risque pour l’usager, diminuer les malfaçons (infiltrations d’eau, fragilités de certains supports d’éléments de façades… ) et améliorer la finition des ouvrages afin de faciliter leur mise en exploitation. « Notre objectif est simple : faire en sorte que tous les bâtiments livrés puissent être utilisés dans la totalité de leurs usages le premier jour de l’ouverture au public. » Troisième point, l’avance forfaitaire augmente, passant de 5 % à 15 %, voire 30 % pour la filière sèche. Ce qui, espère Julien Bargeton, devrait induire un nombre accru de réponses aux appels d’offres (4,17 réponses en moyenne par appel d’offres ; 3,2 réponses pour les grands équipements).

Enfin, la DPA privilégiera la procédure concurrentielle avec négociation (lire l’encadré ci-dessous) . « L’idée est de négocier avec toutes les entreprises qui auront déposé une offre. Chaque candidat pourra défendre sa proposition. C’est un vrai plus, puisque chaque bâtiment est un prototype », a argumenté Julien Bargeton.

Les coûts de certains travaux devraient permettre aux PME de candidater.

Ces 60 opérations sont de tailles très diverses. Une vingtaine affiche des coûts de travaux compris entre 600 000 et 1,5 million d’euros, « ce qui devrait permettre aux PME de candidater », a conclu Marie-Hélène Borie.

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ENCADRE

La procédure négociée est privilégiée

Selon Julien Bargeton, adjoint aux finances et aux marchés publics, la procédure concurrentielle avec négociation est « plus souple, plus dynamique, plus efficace ». Concrètement, tous les candidats ayant déposé un dossier administratif conforme se verront remettre un dossier de consultation des entreprises (DCE) et pourront, s’ils déposent une offre, participer à la phase de négociation, aucun numerus clausus n’étant fixé.

Une seule audition aura lieu au terme de laquelle l’entreprise pourra amender sa proposition. Les critères d’attribution seront pondérés de la manière suivante : le prix (50 %), la qualité technique (40 %) et les propositions de l’entreprise visant à améliorer le cahier des charges (10 %). Dans le cadre de cette procédure, la Ville réfléchit à la possibilité d’indemniser « symboliquement » les entreprises arrivées en deuxième et troisième positions.

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