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La traque aux biocontaminants est ouverte

Mots clés : Qualité de l'eau, de l'air et du sol

Au-delà de la fumée de tabac ou des composés organiques volatils, l’élimination des virus et bactéries de l’air est une nécessité dans certains environnements : blocs opératoires, industries de pointe, etc. La société Airinspace commercialise un procédé à cet effet, utilisé notamment dans la Station spatiale internationale !

Maladies nosocomiales, Sras, spores d’anthrax et autre grippe aviaire : comment purifier l’air intérieur des micro-organismes susceptibles de proliférer en environnement confiné ? Les procédés actuels reposent le plus souvent sur la filtration – voire l’ultrafiltration – de l’air, notamment dans les salles blanches de l’industrie microélectronique ou les blocs opératoires des hôpitaux. L’air qui y est insufflé traverse une batterie de filtres constitués de membranes fibreuses. Si les poussières et les champignons sont arrêtés, il n’en est pas de même pour les bactéries ou les virus, de plus petites dimensions…

En outre, ces systèmes, s’ils sont susceptibles de piéger les éléments indésirables à plus de 99,99 %, ne les détruisent pas systématiquement. Au risque de disperser les plus virulents d’entre eux lors d’opérations de maintenance sur les filtres ou sur les lampes (pour les technologies utilisant les ultraviolets)…

Une destruction irréversible

L’élimination des virus et bactéries devient un enjeu dont l’importance n’a pas échappé à la société Airinspace, qui commercialise une technologie de décontamination microbiologique de l’air, Plasmer, laquelle détruit de manière irréversible champignons, bactéries, spores et virus. Une technologie notamment mobilisée sur la station MIR, en 1997, et la station ISS Alpha, en 2001. Le procédé combine deux brevets Airinspace, la Plasmerisation et la Plasmerfiltration, qui permettent la destruction et l’inactivation des micro-organismes « par l’action combinée de champs électrostatiques amplifiés et d’une nanofiltration des résidus biologiques », explique Laurent Fullana, P-DG de la société.

Ce procédé, primé en 2003 par la fondation Altran, permet en particulier de créer l’environnement stérile indispensable aux recherches cliniques de l’industrie pharmaceutique. Il est également utilisé en milieu hospitalier (Pitié-Salpêtrière, CHU de Clermont-Ferrand, hôpital Trousseau, etc.) pour protéger la vie de certains patients (grands brûlés, immunodéprimés), mais aussi pour limiter les risques d’infection vis-à-vis du personnel soignant. La sensibilité environnementale allant croissant, nul doute que le procédé ne trouve également à s’appliquer dans les transports, les lieux publics et autres lieux résidentiels ou de bureaux.

EN SAVOIR PLUS : www.airinspace.com

SCHEMA : Traitement d’air par bombardement ionique

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