Enjeux

La surélévation, un marché qui va monter

Mots clés : Architecte - Bâtiment d’habitation individuel

Cadre législatif favorable, hausse des prix du logement… Le rehaussement aiguise l’appétit des entreprises et des architectes.

Rehausser les logements existants pour densifier les villes et limiter l’étalement urbain : la surélévation est devenue un outil plébiscité des politiques d’aménagement. En 2013, le gouvernement ouvrait les dérogations aux plans locaux d’urbanisme (PLU) dans les zones tendues, et supprimait le coefficient d’occupation des sols (COS) qui liait la création de mètres carrés à l’emprise foncière. L’année suivante, la loi Alur remplaçait le droit de veto des occupants du dernier étage par un droit de priorité lors de la vente des surfaces créées. En parallèle, la cession des droits à construire en surélévation a fait l’objet d’exonérations fiscales incitant les propriétaires à accepter les offres de rachat de promoteurs.

Malgré ce cadre favorable, le marché n’a pas échappé aux difficultés du secteur de la construction. Les mises en chantier d’extensions-surélévations ont connu une érosion sensible entre 2012 et 2016, passant de 53 500 à 35 700 unités, sans que l’on puisse estimer la baisse du nombre de mètres carrés ainsi créés.

Atout prix. Ce trou d’air ne semble pas remettre en cause le potentiel de croissance du marché, appuyé par la hausse des prix des logements dans les grandes agglomérations. L’architecte Bernard Pastier chiffre à 1 400 euros HT le m² le coût moyen d’une...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5954 du 22/12/2017
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X